pierre-moscovici_photoPSLa politique fiscale du gouvernement semble de moins en moins claire pour la population française ce qui entraine un ras-le-bol croissant des classes moyennes envers la ligne politique du gouvernement. Pour Valérie Pécresse, secrétaire générale de l’UMP, l’ « overdose d’impôt et la bougeotte fiscale » mènent le pays à la ruine.

« La reprise est là mais pas la confiance », a affirmé récemment le ministre de l’économie Pierre Moscovici. Pour l’UMP, cette déclaration est une forme d’aveu et d’impuissance qui témoigne d’une ligne politique totalement hasardeuse. Pour Valérie Pécresse, le gouvernement doit mener une politique fiscale claire et cesser avec les déclarations contradictoires qui constituent un facteur « anxiogène » tant pour les investisseurs potentiels que pour les classes moyennes et populaires. Pour les entreprises, le « zigzag  fiscal » est un véritable cauchemar :

« En cinq semaines, les entreprises ont vu apparaître une taxe sur l’excédent brut d’exploitation qui s’est ensuite transformée en taxe sur l’excédent net pour aboutir à une surtaxe d’impôt sur les sociétés. Comment peuvent-elles avoir confiance pour investir et embaucher ? », affirme Valérie Pécresse

Du côté des ménages, Il est clair que la politique fiscale du gouvernement ne contribue pas non plus à renforcer la confiance. Avec 12 milliards d’impôts supplémentaires et l’entrée dans l’imposition de millions de foyers, les fins de mois se font de plus en plus difficiles pour certaines familles qui n’ont jamais été soumises à l’imposition. Selon l’UMP, ce surplus d’impôt aurait pour conséquence une ruine des ménages français et une baisse vertigineuse de la consommation qui entraverait considérablement la croissance économique. L’opposition, par la voix de la secrétaire générale de l’UMP, dénonce « un vrai risque dans les années qui viennent de quasi-stagnation de l’économie sans création d’emplois».

Dès lors,  comment rétablir la confiance des entreprises et des ménages ? En mettant en place une « règle d’or de confiance fiscale qui consiste à dire qu’on ne change pas un impôt plus d’une fois tous les cinq ans », selon Valérie Pécresse mais aussi en affirmant la nécessité de grandes réformes qui pourraient permettre de « dépenser moins et d’améliorer en même temps l’efficacité des services publics», ou encore en remodelant en profondeur notre modèle de prestations sociales.