660px-Socialist_rally_Zenith_2007_05_29_n2Il n’est plus l’heure à l’unité politique suite aux attentats de vendredi dans une usine de Saint-Quentin-Fallavier en Isère. Nicolas Sarkozy et Marine Le Pen ont exigé des mesures rapides; François Hollande appelle « l’unité » et au « sang-froid », loin des « vaines querelles ».

Six mois après les attentats de Charlie Hebdo et d’Hyper Cacher, le président de la République avait fait la promesse, depuis Bruxelles, de faire « ce que les Français attendent de nous : les protéger, et en même temps établir la vérité, éradiquer les groupes ou les individus responsables de tels actes ».

« L’émotion ne peut pas être la seule réponse. C’est l’action, la prévention, la dissuasion. Et donc la nécessité de porter des valeurs et de ne pas céder à la peur, jamais, et d’être à la hauteur de toutes les circonstances, ne pas créer de divisions inutiles, de suspicions qui seraient intolérables », a-t-il déclaré.

« Prendre toutes les mesures indispensables pour assurer la protection de nos compatriotes »

L’attentat en Isère avait suscité beaucoup de réactions politiques. Jean-Christophe Cambadelis avec demandé aux Français de rester « uni», ne pas « jouer sur les peurs » et éviter les « amalgames », le ton été plus critique à droite. Nicolas Sarkozy a demandé « toute la lumière » et que l’exécutif « tire impérativement toutes les leçons de ce nouvel attentat  » par « une vigilance rehaussée ». « Depuis plusieurs semaines, nous appelons le gouvernement à prendre toutes les mesures indispensables pour assurer la protection de nos compatriotes, dans la continuité des propositions que nous avions formulées », a-t-il déclaré.

Christian Estrosi considère que cet attentat « confirme une fois de plus la présence d’une cinquième colonne sur notre territoire ».

Le Front national qui était plus à l’écart des manifestations post attentats ne s’est pas abstenu de réagir non plus. « Les grandes déclarations doivent maintenant cesser. Les marches, les slogans et la communication émotionnelle doivent enfin laisser la place à l’action », avait réagi Marine Le Pen qui exige « immédiatement » des mesures « fermes et fortes » pour « terrasser l’islamisme ». Marion Maréchal-Le-Pen a également réagi en déclarant : « l’inaction du gouvernement est criminelle et insupportable ».

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