Si oui, vous entrez dans un grand club qui rassemble plus d’un Français sur deux, selon un sondage réalisé par Yougouv, pour le HuffingtonPost. Evidemment, cette proportion évolue suivant la situation des personnes. Cependant, la cause et les raisons profondes de ce geste semblent plus difficiles à cerner.

L’enquête, a été réalisée le 11 et 12 décembre 2018, et elle révèle donc que 51 % ont répondu “oui” à la question de savoir s’ils se faisaient un cadeau pour noël, 20 % ont affirmé le faire chaque année et 31 % de temps en temps.

Comme on peut l’imaginer, si l’on fait une analyse un peu plus fine et par situation sociale, par sexe ou par âge, les choses évoluent. Tout d’abord, ce sont, les célibataires qui arrivent en tête de ce classement. Dans cette catégorie, 57 % d’entre eux ont répondu positivement au sondage de Yougov. Cette tendance est d’ailleurs plus importante chez les femmes avec 55 %, qui s’offrent un cadeau pour noël, tandis que le chiffre baisse à 46 % pour les hommes.

Si l’on suit les tranches d’âge, les résultats sont assez fluctuants. Il semblerait, que l’on se gâte un peu plus dans la tranche des 35 et 44 ans, ou 61 % des interrogés pensent que l’on est jamais mieux servi que par soi-même. Le taux baisse, mais reste important entre 45 et 54 ans, ils sont 56 % à avoir fait de même. Les plus jeunes, entre 18 et 24 ans, sont par contre en dessous de la moyenne, seuls 49 % d’entre eux se prêtent à cette auto distribution de cadeau. Peut-être moins de moyens, moins de sensibilité à l’instant de noël ou tout simplement, par manque de temps.

Les retraités de leur côté, s’offrent carrément moins de cadeaux, 44 % d’entre eux ont répondu par la négative. Doit-on y voir les conséquences d’un pouvoir d’achat en baisse et au cœur du débat. Plus “tendance noël” serait de considérer qu’ils sont trop occupés à gâter les enfants et les petits-enfants.

En fait, les moyens financiers ne semblent forcément pas un critère décisif, si l’on considère que les sondés avec enfants sont les plus nombreux à se faire des cadeaux, 55 % contre 49 % pour ceux qui n’ont pas d’enfants. On peut y voir un juste retour des choses, quand il y en a pour eux, il y en a pour moi.

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