La DGGN a déclaré jeudi que le premier corps d’une des victimes du vol Rio-Paris a pu être repêché. Néanmoins, les gendarmes font preuve de prudence et insiste sur le fait que la remontée des autres corps pourra s’avérer très complexe.

La direction générale de la gendarmerie nationale (DGGN) a déclaré qu’après un premier échec, la première dépouille du vol AF447 avait finalement «pu être remontée à bord du navire jeudi en début de matinée ». Mais le communiqué tient à préciser que le corps, ayant demeuré deux ans sous l’eau à 3.900 mètres de profondeur, était « toujours attaché sur un siège de l’aéronef » et semblait « dégradée ».

La DGGN a déclaré que « Des prélèvements ont été effectués par les enquêteurs de la gendarmerie sur place et vont être transmis la semaine prochaine en même temps que les enregistreurs de bord, à un laboratoire d’analyse afin de déterminer la possibilité d’une identification des victimes par l’ADN ».

Anticipant sur la suite, la gendarmerie a fait part des fortes incertitudes qui demeuraient sur l’éventualité de pouvoir remonter d’autres corps, les tentatives de « relevage » se déroulant « dans des conditions particulièrement complexes et jusque là inédites. » l’absence d’oxygène et le froid des grandes profondeurs ont pu aider à une bonne conservation des corps  selon des spécialistes qui spécifient toutefois qu’une dégradation rapide peut survenir après la sortie de l’eau.

L’analyse des deux boîtes noires de l’appareil suscite l’espoir des enquêteurs et des familles qui voudraient comprendre les causes du crash de l’Airbus A330 responsable de la mort de 228 personnes.