Une “victoire historique” pour la gauche, avec 177 sièges sur 348, elle a obtenu dimanche la majorité absolue au Sénat.

La majorité des résultats sont arrivés. La poussée de la gauche est assez incontestable et elle devrait être suffisante, même ces résultats ne sont pas définitifs. A savoir que du fait du décalage horraire, on n’aura les résultats de Guadeloupe et de Martinique que lundi matin. Et ces départements peuvent se révéler déterminants. Le résultat s’annonce donc très serré. C’est surtout un recul de l’UMP qui se remarque. Symbôle de la défaite : le parti de la majorité n’a plus que deux sièges à Paris. Les centristes, eux, se maintiennent un peu mieux.

Pour l’instant, l’UMP et les divers droite ont remporté 57 sièges, dont celui de Gérard Longuet dans la Meuse. Le dissident, Pierre Charon à Paris est élu. Même scénario dans les Hauts-de-Seine, ce qui coûte son siège à Isabelle Balkany. Serge Dassault a lui été réélu.
La Gauche au sens large, du PS au PCF en passant par EELV et le PG, a pris 82 sièges. Le communiste Paul Vergès a regagné son siège à la Réunion. La sénatrice PCF Eliane Assassi est elle rééllue en Seine Saint Denis. Le PCF cède tout de même 2 sièges au PS, dans l’Essone et en Seine Saint Denis.
Le Modem remporte deux sièges.
L’important est que 20 sièges ont déjà été perdus par la droite, et 4 des 5 sièges créés ont d’ores et déjà été gagnés par le PS. 1 siège est passé de gauche à droite.
Ce qui est juste suffisant pour faire basculer la majorité. Mais encore une fois, mieux vaut rester prudent et attendre les résultats définitifs et l’élection, samedi, du nouveau président du Sénat. Gérard Larcher, l’actuel président, se présentera à nouveau. Le candidat de la gauche devrait être Jean-Pierre Bel.

Ce sera en tout cas suffisant pour rendre impossible l’adoption de la “règle d’or”, au cas où le gouvernement décide de réunir les deux assemblées en Congrès pour ce faire.