Pierre_Larrouturou_47_photo_BriandInvité de #DirectPolitique, l’émission de linternaute.com, Ouest-France et 20Minutes, Pierre Larrouturou, l’économiste porte-parole de Nouvelle Donne a accusé l’action de François Hollande dans le dossier grec en proposant des solutions d’urgence dans l’Union européenne et en France.
L’ancien économiste du PS a martelé les exigences des partenaires européens de la Grèce, mais accuse également le comportement de la BCE qui a choisi de “donner 1.000 milliards aux banques”, ainsi que l’inaction du chef d’État, François Hollande. Il est convaincu qu’il n’y aura pas de croissance et qu'”on se dirige vers une nouvelle crise financière”. Il a également proposé un “plan d’urgence pour la France”.
Pierre Larrouturou a admis que la Grèce a “déconné” et que “les gouvernements grecs ont menti il y a dix ans sur leurs comptes”, mais il estime qu'”on asphyxie la Grèce! » L’économiste pense qu’il y a “deux poids deux mesures” entre les demandes de la Grèce qui représente près de 2% d’excédent pour satisfaire ses créanciers, et les autres pays de l’Europe dans la France qui “ont droit à 3% de déficit budgétaire”. Il n’a pas omis de critiquer le mauvais timing d’Alexis Tsipras, mais était favorable au référendum du gouvernement grec. Il rejoint les propositions de DSK qui a envisagé de donner un peu d’oxygène à Athènes.

Pierre Larrouturou ne cache pas sa colère envers les partenaires européens de la Grèce surtout envers le gouvernement espagnol qu’il considère comme une source de déstabilisation. “C’est un Espagnol qui a expliqué que les banques grecques ne rouvriraient peut-être pas lundi, ce qui a créé un début de panique”, déclare-t-il avant de donner son verdict: “Le gouvernement espagnol voulait planter la négociation”. Une accusation très grave qu’il ne manque pas d’expliquer : “Monsieur Rajoy n’a aucune envie que Tsipras fasse bouger les lignes, car il a peur que chez lui, Podemos gagne les élections dans quelques mois.”

“François Hollande nous a dit : ‘C’est une erreur d’avoir mis le FMI dans la négociation'”, avait rapporté  Pierre Larrouturou, qui était à l’Élysée le lundi 22 juin 2015 pour étudier la question grecque. Une révélation  ayant des conséquences très lourdes si elle est avérée. “Il le dit dans son bureau, pourquoi il ne le dit pas [publiquement] ?”, a-t-il ajouté. “Le FMI passe son temps à reconnaitre les erreurs qu’il a faites il y a trois ou quatre ans, mais il continue”, continue l’économiste, ancien membre du Parti socialiste, tout aussi sévère envers un chef de l’État qui vante son “action très souterraine” dans ce dossier. “Je pense que Hollande ne fait pas ce qu’il faut. L’Union européenne est la première puissance économique mondiale, on n’a pas besoin du FMI pour nous dire comment faire.”

“Il n’y aura pas de retour de la croissance, on va vers une nouvelle crise financière,”  résume-t-il.

Va-t-on réellement vers une nouvelle crise financière?
Invité de #DirectPolitique, l’émission de linternaute.com, Ouest-France et 20Minutes, Pierre Larrouturou, l’économiste porte-parole de Nouvelle Donne a accusé l’action de François Hollande dans le dossier grec en proposant des solutions d’urgence dans l’Union européenne et en France.
L’ancien économiste du PS a martelé les exigences des partenaires européens de la Grèce, mais accuse également le comportement de la BCE qui a choisi de “donner 1.000 milliards aux banques”, ainsi que l’inaction du chef d’État, François Hollande. Il est convaincu qu’il n’y aura pas de croissance et qu'”on se dirige vers une nouvelle crise financière”. Il a également proposé un “plan d’urgence pour la France”.
Pierre Larrouturou a admis que la Grèce a “déconné” et que “les gouvernements grecs ont menti il y a dix ans sur leurs comptes”, mais il estime qu'”on asphyxie la Grèce! » L’économiste pense qu’il y a “deux poids deux mesures” entre les demandes de la Grèce qui représente près de 2% d’excédent pour satisfaire ses créanciers, et les autres pays de l’Europe dans la France qui “ont droit à 3% de déficit budgétaire”. Il n’a pas omis de critiquer le mauvais timing d’Alexis Tsipras, mais était favorable au référendum du gouvernement grec. Il rejoint les propositions de DSK qui a envisagé de donner un peu d’oxygène à Athènes.

Pierre Larrouturou ne cache pas sa colère envers les partenaires européens de la Grèce surtout envers le gouvernement espagnol qu’il considère comme une source de déstabilisation. “C’est un Espagnol qui a expliqué que les banques grecques ne rouvriraient peut-être pas lundi, ce qui a créé un début de panique”, déclare-t-il avant de donner son verdict: “Le gouvernement espagnol voulait planter la négociation”. Une accusation très grave qu’il ne manque pas d’expliquer : “Monsieur Rajoy n’a aucune envie que Tsipras fasse bouger les lignes, car il a peur que chez lui, Podemos gagne les élections dans quelques mois.”

“François Hollande nous a dit : ‘C’est une erreur d’avoir mis le FMI dans la négociation'”, avait rapporté  Pierre Larrouturou, qui était à l’Élysée le lundi 22 juin 2015 pour étudier la question grecque. Une révélation  ayant des conséquences très lourdes si elle est avérée. “Il le dit dans son bureau, pourquoi il ne le dit pas [publiquement] ?”, a-t-il ajouté. “Le FMI passe son temps à reconnaitre les erreurs qu’il a faites il y a trois ou quatre ans, mais il continue”, continue l’économiste, ancien membre du Parti socialiste, tout aussi sévère envers un chef de l’État qui vante son “action très souterraine” dans ce dossier. “Je pense que Hollande ne fait pas ce qu’il faut. L’Union européenne est la première puissance économique mondiale, on n’a pas besoin du FMI pour nous dire comment faire.”
“Il n’y aura pas de retour de la croissance, on va vers une nouvelle crise financière,”  résume-t-il.