« Mes tweets n’engagent que moi ». Cette petite phrase anodine que les journalistes glissent à la fin de leur présentation sur Twitter suffirait-elle à gommer tous les problèmes d’incompatibilité entre la déontologie du métier et ce nouvel espace d’expression. Pas vraiment…  Avec Twitter, les journalistes ont trouvé un espace d’expression jusqu’alors inédit pour eux. Un espace sur lequel certains d’entre eux se sentent libre de critiquer leur employeur.

Forcément ça fait tâche comme quand Joseph Tual de France 3 prophétisait, sans cacher sa joie, le licenciement de ses patrons au soir de l’élection de Hollande. Au final c’est lui qui pourrait sauter pour faute grave. Et quand Pierre Salviac se lâche sur Valérie Trierweiller, RTL considère que son image est atteinte. Pour éviter ce genre de désagréments, certaines rédactions songent à instaurer une charte de déontologie : en gros moins de blagues et plus d’infos sérieuses, en n’oubliant pas que le journaliste engage, qu’il le veule ou non, sa rédaction.

Une charte pour brider les journalistes sur Twitter, une bonne idée ?