Actuellement, selon une étude de l’Insee, cela concerne moins de 2 % des bébés nés en 2018. En effet, 12 000 des 759 000 enfants nés en France en 2018, ont une mère âgée de moins de 20 ans. Cela confirme un recul de ce que l’on appelle les “maternités précoces” en vigueur depuis ces dernières années. Avec un taux à moins de 2 %, la part des naissances précoces en France est légèrement inférieure à la moyenne européenne.

Selon les statistiques, depuis 2010, moins de 2 % des mères ont un enfant avant l’année de leurs 20 ans. A titre de comparaison, en 1973, ce type de naissance avoisinait 60 000. Elles représentaient alors 7 % des naissances. Depuis, les années 1970-1980, cette baisse ne s’est jamais démentie. Il faut y voir surtout les effets des lois autorisant la contraception médicalisée et l’avortement.

Les naissances précoces, sont plus fréquentes dans les départements d’outre-mer. Elles représentent 10,2 % des naissances en Guyane, 9,9 % à Mayotte, 5,7 % à La Réunion, 3,8 % en Martinique et 3,1 % en Guadeloupe. En ce qui concerne la métropole, où 8 900 bébés sont nés de mères nées après 1998, cela représente 1,2 % du total des naissances. A noter tout de même, que la région des Hauts-de-France dépasse la moyenne nationale avec 2,3 % de bébés nés d’une mère âgée de moins de 20 ans.

Les statistiques de l’Insee précisent, que plus de neuf naissances précoces sur dix (96 %) ont lieu hors mariage, contre six sur dix pour l’ensemble des naissances. Si un enfant ayant une mère de moins de 20 ans est donc de plus en plus rare, pour un père ça l’est encore plus. L’an passé, 2 600 bébés sont nés d’un père de moins de 20 ans, soit 0,3 % des naissances.

Parmi ces femmes qui deviennent mamans très tôt, on retrouve plus de femmes nées en Roumanie, aux Comores, en Haïti et en Côte-d’Ivoire. Par contre, les femmes nées au Maghreb et en Chine, ont la plus faible proportion des naissances précoces.

En Europe, 4 pays de l’Est de l’Europe ont des proportions de naissances importantes. La Bulgarie et la Roumanie avec 8,3 %, la Slovaquie et ses 5,1 % et enfin la Hongrie, qui compte 4,8 %. Il faut certainement voir dans ses résultats, les difficultés d’accès à la contraception.

Crédit photo : nicolas biraud