vidéo - TV nulLes Français passent plus de la moitié de leur temps libre devant un écran, et sur le marché de l’audiovisuel, le phénomène des séries a complétement révolutionné les habitudes de consommation des Français. Il n’y a pas si longtemps, TF1 recevait ainsi des lettres de protestation à la suite du remplacement de la diffusion du film du dimanche soir par des séries, aujourd’hui Docteur House et Les Experts s’invitent régulièrement en première partie de soirée… Ces bouleversements sont de mieux en mieux accepter mais le secteur commence à peine à se redessiner…

Les transformations de la TV, « de nouvelles opportunités » :

Le marché de la télévision s’évalue à près de 14, 921 milliards et représente plus de 130 000 emplois directs. Le cabinet E&Y chargé par la structure France Créative de chiffrer le marché de la télévision à l’heure du numérique, souligne que la TV restent la première contributrice économique des ICC.

A l’occasion de la publication de l’étude, le Président de la production Endemol nous explique : « nous sommes aujourd’hui à un moment crucial, où tout le modèle économique est à réinventer en capitalisant sur nos forces et notre savoir-faire tant en matière de flux que de fictions. Même si l’environnement et l’ensemble des acteurs du secteur sont sous-tensions avec notamment l’arrivée de nouveaux entrants, cette période est une vraie opportunité pour faire évoluer nos métiers ».

L’exemple des séries : téléchargement ou VOD

HBO, la chaine américaine en connait long sur la recomposition du paysage comme le souligne le HuffingtonPost. En effet, la série de “Game of Thrones” a été la plus téléchargée illégalement en 2013, comme en 2012. C’est justement pour équilibrer le jeu entre les acteurs du secteur que le CSA envisage d’associer « les dépenses liées à la lutte contre le piratage d’oeuvres d’expression originale française ou européennes » aux dépenses consacrées au financement de la production culturelle.

Les journalistes de Numérama nous détaillent ainsi la teneur de la proposition : « Il pourra s’agir de déduire des obligations financières les dépenses réalisées dans les licences de DRM, de watermarking et autres demandes de retraits de liens illégaux auprès de Google et consorts, mais aussi d’une déduction des très coûteuses collectes d’adresses IP destinées à l’Hadopi (et sans doute demain au CSA qui devrait hériter de la riposte graduée) ».