Contrairement à Nicolas Sarkozy et à François Hollande, le leader du parti centriste François Bayrou a choisi de ne pas interrompre sa campagne, hier, jour tristement marqué par la tuerie de Toulouse. Certes, Bayrou a requalifié son meeting à Grenoble de « discours », prononcé dans une salle dépourvue d’affiches et sans ambiance musicale.

Pour Jean Arthuis, François Bayrou n’avait pas à interrompre sa campagne : « Dans ces moments de tragédies, où l’on va au-delà du supportable, on ressent une profonde unité nationale et François Bayrou mène campagne en dehors de toute considérations clivantes ».

Malgré la pudeur affichée hier, François Bayrou n’aurait-il pas du simplement annuler le meeting de Grenoble ?