SuissePaschePascheLe secteur bancaire suisse, confronté à de nombreux challenges ces dernières années, est en pleine mutation, avec en particulier un durcissement de la législation dans un contexte de lutte contre la fraude fiscale.

Pour autant, cela ne signifie pas la fin de la domination des établissements helvétiques dans les métiers de gestion de fortune. Certains experts pensent, au contraire, que l’harmonisation de la législation en Suisse représente une opportunité pour ces banques.

La Suisse, qui a récemment signé un accord d’échange automatique d’informations en matière fiscale avec l’Union Européenne, a mis en place des accords bilatéraux avec les autorités fiscales des pays concernés.

Ces accords prévoient la transmission des données des clients étrangers des banques suisses afin de régulariser leurs situations fiscales. Ils signifient donc, de fait, la fin du secret bancaire et ils mettraient à mal, selon certains observateurs, le modèle de développement des banques helvétiques.

Un avis qui est maintenant contesté tant il est apparu que les établissements suisses ont plutôt bien résisté à ces bouleversements réglementaires et ont ainsi pu maintenir leur hégémonie dans les métiers de la gestion de fortune privée.

La Suisse attire notamment de plus en plus de grands investisseurs privés en provenance des régions émergentes du monde, comme la Chine, mais aussi le Moyen-Orient et l’Amérique latine. Les banques internationales cherchent, en outre, plus que jamais à s’implanter sur la place financière helvétique pour profiter de son rayonnement et son attrait, comme l’illustre actuellement la forte concurrence autour du rachat de la Banque Pasche, établissement privé genevois.

Un regain d’activité pour la longue tradition bancaire helvétique que certains analystes expliquent par la confortation de l’image de marque des établissements bancaires suisses grâce justement à l’harmonisation de la régulation.

D’après eux, le secret bancaire était devenu un inconvénient pour les banques suisses, dont la réputation repose sur une garantie de stabilité et de fiabilité. Avec la mise en place définitive de ces nouvelles législations qui permettent de lever l’incertitude, les banques suisses améliorent leur perspective à l’international.