Aujourd’hui a été tué le suspect des meurtres de Toulouse, Mohamed Merah, durant l’assaut lancé par le RAID contre son appartement où il s’était retranché. Or, le temps de crise a été un temps d’arrêt de campagne.

Mais il semblerait que la crise des meurtres de Toulouse se soit arrêtée exactement au moment de l’annonce de la mort du suspect. En effet, pas plus tard qu’une simple minute après cette annonce, François Copé a lancé une critique contre la gauche et fait l’éloge de Nicolas Sarkozy.

La preuve en est l’intervalle de temps entre deux dépêches AFP :

10h36 : « Toulouse : le suspect retranché est mort après avoir résisté (source policière) »

10h37 : « Copé accuse Bayrou et Hollande de ne pas « avoir respecté le temps de deuil » »

Copé a donc commenté :

« Alors que nous avions, nous, un comportement de dignité et de retenue, un certain nombre de candidats à l’élection présidentielle n’ont manifestement pas respecté ce temps de deuil.

Je pense à François Bayrou qui, alors même que personne n’avait d’éléments sur l’origine de ce drame, a fait des raccourcis regrettables entre ces crimes et un supposé, je cite, “climat d’intolérance”. Je pense au double langage de François Hollande. »

Et si François Copé accuse la gauche, la gauche critique la droite sur la conduite de l’opération et réclame la démission de Claude Guéant.

Une attaque terroriste n’est-elle donc rien d’autre qu’un sujet de débat ?