Après un lancement réussi aux Etats-Unis en novembre, la plateforme de streaming vidéo Disney+ sera disponible dans plusieurs pays européens, dont la France, à partir de mardi 24 mars. En pleine crise du coronavirus, la plateforme a décidé de rien changer à ses plans. Elle considère même, que les mesures de confinement prises dans plusieurs pays européens, peuvent jouer en sa faveur, à moins que…

Si le calendrier de ce lancement européen est maintenu, tout cela se fera par contre de manière discrète. On oublie les fanfares et les flonflons pour le lancement de la plateforme de streaming vidéo du géant Américain en France, au Royaume-Uni, en Irlande du Nord, en Allemagne, en Espagne, en Italie, en Suisse et en Autriche. Logiquement, cet été, ce sera le tour de la Belgique, le Portugal et les pays scandinaves. Pour la plateforme américaine, il va falloir se faire une place sur un marché très concurrentiel. À côté du big boss, à savoir Netflix, de nombreux arrivants cherchent à faire leur place. 

De son côté, Disney+ a des atouts. Tout d’abord, la plateforme de streaming a déjà rencontré un franc succès aux Etats-Unis, lors de son lancement en novembre dernier. Elle peut s’appuyer sur un catalogue de plus de 500 films et 300 séries disponibles dès le lancement. Cette offre va s’étoffer, car en vertu des nouvelles législations européennes, le groupe devra notamment compléter son catalogue avec des contenus produits localement.

Disney mise également sur un prix très agressif à partir de 6,99 euros par mois, pour se mettre directement en face de l’offre basique de chez Netflix à 7,99 euros par mois. Pour s’imposer dans les foyers européens, Disney a noué des accords de distribution avec des partenaires locaux. Pour la France, Canal+ sera le distributeur exclusif. Dans l’Hexagone, les spectateurs auront donc deux possibilités pour s’abonner, soit souscrire en ligne via la tablette, smartphone ou PC, directement sur la plateforme Disney+ ou bien, s’abonner via Canal+.

Concernant, l’impact de la crise du coronavirus sur le lancement de Disney+, “cela peut être une opportunité”, estime le responsable du pôle économie des réseaux et des usages numériques chez NPA Conseil, Gilles Pezet. Il explique aussi, “nous observons déjà que les audiences des chaînes télévisées et des services de SVoD sont en hausse“. Par contre, les pouvoirs publics appellent depuis le début du confinement, les plateformes en ligne à ne pas engorger les réseaux pour permettre de les utiliser pour le télétravail. D’ailleurs, le gouvernement français aurait demandé à Disney de reporter le lancement de sa plateforme. La suite pourrait ne pas être de l’ordre de la demande, mais bien de l’obligation.

Crédit photo : netflix