Une écoute téléphonique datant du 4 octobre 2011, rendue accessible à différents journaux, laisse aujourd’hui planer le doute au sujet de l’intégrité de François Pupponi et Dominique Strauss-Khan, respectivement  aux prises avec la justice française l’un dans le cadre de l’affaire Wagram, l’autre dans celui de l’affaire du Carlton.

Prochaine audition prévue le 21 février, jour de publication de cet article, pour l’ancien directeur du Fonds Monétaire International. L’affaire en cause ? Celle du Carlton de Lille, où un réseau d’escort girls s’est récemment vu démantelé – et dont les ramifications impliqueraient, entre autres grands entrepreneurs et gros bonnets de l’hôtellerie, de hauts fonctionnaires de police. Si Strauss-Khan ne sera pour lors entendu sur ce dossier qu’à titre de témoin, sa position d’ancien client d’un réseau de prostitution reste malgré tout assez peu reluisante. A la lumière de sa conversation téléphonique avec son fidèle Pupponi, premier défenseur de DSK lors de sa garde-à-vue pour accusation de viol,  la grande moralité des deux socialistes n’est plus à démentir. Ce sont par ailleurs de rigoureux analystes en la matière, notamment à l’échelle nationale. Quand Pupponi confie à son camarade que la France est « un pays qui part en vrille complètement », DSK approuve, en empiriste : « Absolument une déliquescence complète, je suis bien placé pour le savoir ».

Après quelques bons mots adressés aux journalistes : « Tous des pourris » (D.S.K), et s’être plaint des indiscrets (les « flics » selon Puponi) à cause desquels aujourd’hui, en France « Il n’y a plus aucun secret » (encore un regret du moraliste D.S.K),  les deux copains s’échangent quelques plaisanteries relaxantes. Ironique, D.S.K met en garde Puponi contre les écoutes téléphoniques, avant de rajouter : « Dis bonjour, bonjour monsieur Squarcini », tout deux riant d’imaginer le patron des renseignements intérieurs français les écoutant. Pour l’occasion, ce n’était pas Squarcini, mais la P.J enquêtant sur l’affaire Wagram qui était au bout du fil.

Qui a dit qu’on ne pouvait pas s’amuser un peu, entre deux convocations au tribunal ?