Après plusieurs semaines d’indécision, l’Eurogroupe se retrouve jeudi 21 juillet pour tenter de trouver des solutions à la dette grecque. L’enjeu : éviter un défaut de paiement.

Si la dernière tranche du plan de 110 milliards d’euros accordé à la Grèce par l’Union européenne a été débloquée début juillet, la Grèce est toujours dans un besoin urgent de financement. Pour résorber sa dette de 345 milliards d’euros, un nouveau plan de soutien de 115 milliards d’euros devra être lancé en 2013. C’est l’objet des discussions de ce Sommet européen.

La dernière réunion de l’Eurogroupe remonte au 11 juillet. Les ministres des Finances n’ayant pu trouver un accord, l’échéance avait été repoussée au sommet des chefs d’État et de gouvernement de l’Eurozone du 15 juillet. Mais en l’absence de bases pour un accord, l’Allemagne avait fait pression pour repousser ce sommet.

Cette nuit, en prévision du Sommet du 21 juillet, Angela Merkel, Nicolas Sarkozy et le président de la Banque centrale européenne Jean-Claude Trichet sont tombés sur un compromis après six heures de discussions. Si le contenu du compromis n’a pas encore été communiqué, l’Union européenne dispose de plusieurs solutions qui ont été l’objet des discussions de cette nuit.

Première solution éventuelle, l’Eurogroupe instaure une taxe sur les banques. Le sommes ainsi prélevées pourraient atteindre 30 milliards d’euros sur trois ans. L’avantage d’une telle solution serait d’éviter un événement de crédit pour la Grèce, situation dans laquelle sa note serait dégradée et conduirait au déclenchement des fameux CDS (“credit default swaps”), ces produits financiers qui fonctionnent comme une assurance contre le risque de faillite d’un État.

Deuxième solution possible, la Grèce rachète sa dette à partir des sommes prêtées par ses partenaires de la zone euro. La somme globale de sa dette serait ainsi réduite, et la Grèce pourrait alors emprunter moins cher après un rehaussement de crédit.

Troisième solution envisagée, le “roolover” pour faire participer les banques. Dès qu’une obligation arrive à échéance, les créanciers rachètent un montant de titres de dette équivalent pour repousser mécaniquement les échéances.