Draguer à l’heure actuelle, passe de plus en plus par internet. Du coup, un marché formidable s’ouvre pour les sites de rencontres, qui sont de plus en plus populaires. Aux Etats-Unis, ils sont même devenus le troisième moyen le plus efficace pour former des couples derrière les soirées entre amis et les bars. Cependant, la séduction sur internet a ses propres particularités. C’est pour cela, que deux chercheurs américains de l’université du Michigan, ont étudié les caractéristiques spécifiques de nos recherches sur les sites de rencontres. L’étude américaine sur la séduction en ligne conclut, que nous convoitons des personnes au potentiel d’attractivité supérieur au nôtre.

Les conclusions d’Elizabeth Bruch et Mark Newman, les deux chercheurs, sont sans appel, nous visons largement plus au-dessus que dans la vie réelle. En règle générale, nous convoitons des personnes au potentiel d’attractivité statistiquement supérieur au nôtre, et l’écart d’âge entre les femmes et les hommes les plus convoités est particulièrement large.

Pour réaliser cette enquête, les deux chercheurs ont eu accès aux données d’un site de rencontres très populaire aux Etats-Unis, durant un mois. Cela représente pas moins de deux cent mille Américains hétérosexuels, de toutes les catégories sociales et de toutes les régions du pays.

Tout d’abord, Buch et Newman ont défini l’attractivité d’une personne ainsi, “le message est le premier contact entre deux individus sur un site de rencontres, c’est donc ce qui indique le plus fidèlement l’attirance d’un parti pour l’autre”. Ensuite, avec le nombre total de messages reçus pendant un mois, ils ont déterminé des “pics d’attractivité“, qui sont tout simplement, les types de profils les plus attirants pour les femmes et pour les hommes.

Résultat des courses de cette étude américaine, comme on peut s’y attendre, l’âge est un facteur déterminant de l’attractivité. Les hommes gagnent en attractivité avec l’âge, le summum se situant aux alentours de 50 ans. A l’inverse, l’attractivité des femmes, est plus haute à 18 ans, avant de descendre irrémédiablement. Il semblerait notamment que les hommes entre 22 et 30 ans cherchent presque exclusivement des femmes plus jeunes qu’eux.

Un autre profil d’attractivité américaine se retrouve dans l’ethnicité. Les femmes asiatiques et originaires d’Amérique latine seraient ainsi celles qui plaisent le plus aux hommes, tandis que les hommes blancs et noirs sont considérés comme les plus attirants pour les femmes. Bien sûr, le niveau d’étude est également un critère essentiel. Pour les femmes, la licence est le diplôme le plus apprécié, par contre les diplômes supérieurs ne sont pas souhaités. A l’inverse, plus les hommes sont diplômés, plus ils sont attrayants.

Ces critères d’attractivité sont peut-être plus spécifiquement américains, cependant, l’étude met aussi en avant des comportements sur internet qui sont certainement plus universels. Nous aurions tous tendance à contacter des gens statistiquement plus attirants que nous, tout en négligeant de manière systématique ceux que nous jugeons de manière empirique moins bien que nous. Si dans la réalité, on fait des classements qui nous permettent d’avoir des recours jugés plus “raisonnables” et conforme à notre personnalité, par contre sur internet nous continuons inlassablement à contacter que des profils statistiquement “trop bien”.

Cependant, les statistiques et quelque part la réalité restent les mêmes partout, car l’étude montre enfin que plus l’écart d’attractivité entre deux personnes est important, moins il y a de chance pour que l’utilisateur ayant fait le premier pas reçoive une réponse.

Nous restons donc bien encore un peu sur les sites de rencontres dans un monde “virtuel”.

Résultat photo : Eric_Do_