Le Panthéon, abrite en son sein, seulement deux femmes. Deux femmes contre… 72 hommes.

Dans les murs du célèbre bâtiment parisien, 72 hommes jouissent d’une reconnaissance éternelle. Seules deux femmes sont honorées : Marie Curie et Sophie Berthelot. Et encore, ces illustres chercheuses reposent aux côtés de leur mari.

Une aberration qui fait froid dans le dos en ce vendredi 8 mars, jour de la femme. Certaines politiques tapent du poing sur la table pour que le Panthéon ne soit pas seulement réservé à la gente masculine.

Anne Hidalgo, première adjointe au maire de Paris, plaide la cause d’Olympe de Gouges, auteure notamment de la Déclaration des Droits de la Femme et de la Citoyenne.

« Une des femmes pour lesquelles il y a un grand consensus aujourd’hui c’est Olympe de Gouges. Elle est quand même une référence, Olympe de Gouges qui avait été décapitée, et donc à qui on avait reconnu le droit d’être décapitée mais pas les droits politiques au moment de la révolution française. Mais il y en a d’autres, des femmes méritantes pour la patrie… »

François Hollande n’est pas contre de nouvelles arrivées féminines. « J’attends les propositions pour prendre le moment venu des décisions, pour accueillir des femmes au Panthéon, » précise-t-il.

En 2008, Bertrand Delanoë, maire de Paris, avait pris l’initiative d’afficher les visages de neuf grandes femmes de l’histoire de France sur la façade du Panthéon à l’instar de Colette et Simone de Beauvoir.

Mais pour que cette reconnaissance puisse se poursuivre dans l’antre du Panthéon, elle doit résulter d’un décret présidentiel.

Les femmes brillantes ne manquent pas. Alors pourquoi sont-elles si peu à être honorées par la patrie ?