Le véganisme ne laisse plus indifférents. c’est pour cela que par 3W.relevanC et OpinionWay ont réalisé une étude pour mieux rendre compte de l’impact réel sur la population française de ce mode de vie consistant à ne consommer aucun produit issu des animaux ou de leur exploitation.

L’étude réalisée par 3W.relevanC et OpinionWay a analysé les conversations sur les réseaux sociaux. Elle a aussi mené une enquête online auprès d’un échantillon représentatif de 2004 Français, et observé les tickets de caisse des détenteurs de cartes des enseignes du groupe Casino (Géant, Casino, Franprix, Monoprix).

Première constatation, il s’agit d’une minorité particulièrement active pour qui les réseaux sociaux sont une manne, qu’ils manient à merveille. Les vegans représenteraient environ 1 % de la population mais arrive a largement agité l’opinion française grâce a des actions bien organisées et une importante présence sur la toile à travers des forums, des sites, et des interventions

En fait, sans devenir aussi extrémistes, l’étude montre surtout que les français sont sensibles aux arguments et se dirigent plus aisément  vers ce que l’on appelle les flexitariens. Ce sont ceux qui réduisent leur consommation de viande et de poisson. Ils sont passés de 23 à 28 % des Français. L’étude note, une recherche de qualité de la viande suivant l’adage consommer moins mais mieux, une recherche de consommation saine, le souci de l’environnement. De fait, le marché veggie est en plein essor.

On peut même en cerner des types d’acheteurs qui ont en commun le bio comme critère majeur dans le choix de leurs produits. Ces acheteurs sont, les “Family quality seekers”,  familles provinciales, qui continuent à consommer de la viande mais en achètent moins et privilégient dans leurs achats alimentaires la qualité à la quantité. Les “Healthy elders” ont 55 ans et plus, ils sont avant tout en quête d’une alimentation saine. Ce sont des adeptes des produits diététiques et détox en tout genre.

Chez les plus jeunes, on retrouve Les “Young Veggie Oriented”. Un foyers de moins de 35 ans, sans enfant, plutôt parisiens, ils accordent beaucoup d’importance à leur hygiène alimentaire. Ils sont prêts à faire des sacrifices pour s’offrir des produits en phase avec leur mode de vie. Enfin les “Veggie engaged”, jeunes, célibataires et également parisiens, ils se rapprochent le plus des vegans.  Il limite autant que possible les produits issus des animaux. Les produits veggie pèsent pour près de 20 % de leurs dépenses en hyper/super.

Crédit photo :  Des hommes et des animaux