Les Eurosceptiques essayent de regrouper leurs forces en vue des prochaines élections européennes. Des coalitions, voient donc le jour au niveau européen. Dernière en date, une “coalition pour une Europe des nations”, elle va regrouper trois leaders politiques tchèque, polonais et néerlandais et elle vient d’être rejointe par Nicolas Dupont-Aignan. A noter, que chez ces souverainistes européens, il ne s’agit plus, d’être vraiment contre l’idée européenne, mais celle-ci doit être menée différemment. Derrière ces trois leaders, ce sont, 31 Partis issus de 24 pays de l’Union, qui sont représentés. Il s’agit pour cette liste, d’adopter une vision plus positive, que celle affichée par les classiques “eurosceptiques”. Ce groupe politique, qui espère devenir le premier dans le futur Parlement européen, préfère que l’on parle d’eux sous le vocable “d’euro-réalistes”. Pour eux, il ne s’agit pas de nier les avantages procurés par une réunion de pays européens, ils veulent seulement en limiter l’orientation fédérale et centralisatrice. Nicolas Dupont-Aignan, explique, “les euro-réalistes se sont rassemblés sur un projet positif avec des positions concrètes, il ne s’agit plus d’être dans une posture critique, mais de défendre un projet européen différent”.

Cette position, est celle de l’actuel groupe des Conservateurs et réformistes européens (CRE), troisième groupe le plus important au Parlement européen. Sur cette base, la volonté du groupe est de regrouper dans le cadre d’une coalition, des Partis qui peuvent avoir des sensibilités et des différences dans la politique à mener au niveau national, mais qui ont une même manière de voir comment l’Europe devrait fonctionner. Ces Partis ne veulent plus apparaître simplement comme des empêcheurs d’avancer sur la question européenne, à laquelle les habitants semblent tout de même attachés. Ils veulent avoir une image plus propre et souple de réformateur soucieux d’éviter un centralisme bruxellois trop éloigné et froid.

Il reste, que cette joyeuse réunion de Partis fonctionne surtout, car il est facile de voir ce qui ne marche pas quand on n’est pas aux commandes, c’est assez simple et fédérateur. Par contre, déterminer les mesures à prendre si on a le pouvoir est plus difficile à concilier entre tout le monde, surtout si des différences notables sur d’autres sujets persistent. De plus, derrière cette placide image européenne, certains Partis ont aussi au niveau national, des idées particulièrement radicales et qui seront parfois difficiles à accepter sous la même bannière.

Crédit photo : maryna-yazbeck