Incroyablement réélu malgré toutes les casseroles qu’il se traîne, Sepp Blatter, le président de la FIFA tente désormais de se racheter une virginité, en insistant plus que lourdement sur la transparence au sein de l’organisation régissant le foot mondial.

Pourtant Sepp Blatter semble peut enclin à faire le clair sur les scandales du passé.  Son allié Jack Warner, ancien président de la CONCAFAF (la Confédération de football d’Amérique du Nord, d’Amérique centrale et des Caraïbes), aujourd’hui ministre du travail dans son pays, est par exemple plus que lourdement soupçonné d’avoir détourné de l’argent initialement collecté dans le but d’aider la fédération haïtienne de football, peu après le tremblement de terre de 2010. Problème, le président de la fédération de football haïtienne déclare n’avoir reçu que 60.000 dollars. La FIFA n’a pas jugé utile d’ouvrir une enquête.

Jack Warner est également soupçonné de ne pas avoir payé les primes des joueurs de Trinidad et Tobago, après leur participation à la dernière Coupe du monde. Malgré ce double scandale, Blatter ferme les yeux. Les pratiques ont-elles vraiment changé à la FIFA ?