C’est la rétribution que lui aurait promis son ex-compagnon, François Hollande, contre la garantie de sa fidélité électorale, comme l’a indiqué le Nouvel Observateur. Un échange de bons procédés tout à fait classique au demeurant. La troisième fonction de l’Etat, ça vaut bien le joli paquet de voix que débloque Ségolène du seul coup de son appel au soutien d’Hollande ; aussi cette promesse n’est-elle qu’une question de gratitude et de reconnaissance (valeurs filles de la mère Gratitude, cette grande qualité de Gauche) envers la “femme la plus puissante de la campagne” du parti socialiste (autoproclamée).

Hollande pourrait démentir en faveur de Martine Aubry, des fois que cette dernière serait programmée à l’atterrissage au poste de premier ministre dans le cas d’une victoire du P.S aux élections présidentielles, mais il ne se risquera certainement à le faire. Car comme l’a ajouté Segolène Royal : “Ils seraient tous bien embêtés si je convoquais les journalistes et que j’appelais à voter Mélenchon”, et Dieu sait que si, en politique, une épouse inconstante peut se révéler votre pire ennemie, une ex-femme en vaut dix sur le plan de la nuisance.

Ira-t-elle jusqu’à exiger du bonhomme en mousse une pension à vie de ministre à la place de sa pension alimentaire ?