Si le président sortant s’est érigé en donneur de leçon contre ce qu’il a considéré être des récupérations de l’affaire Merah, à sa droite au centre et à gauche, une révélation de rue 89 tend à montrer que Nicolas Sarkozy n’est pas non plus tout blanc dans sa gestion de l’après Toulouse. Les français vivant à l’étranger ont en effet reçu un mail dont le contenu laisse plus à penser qu’il a été rédigé par un candidat en campagne que par le Président de la République dans son rôle de chef de l’Etat.

Morceaux choisis : « J’ai réuni, ensemble, en signe d’unité nationale, des représentants de la communauté juive et du culte musulman. Une minute de silence a été organisée dans toutes les écoles de France à la mémoire de ces enfants martyrisés et des mesures drastiques ont été prises pour lutter contre les propagateurs de haine et de violence, des mesures que je ferai immédiatement voter en mai, si les Français me font confiance. » Le président candidat embraye même ensuite sur un tout autre sujet et conclut en lançant un appel à voter pour lui : « Vendredi, j’étais avec Jean-Louis Borloo à Valenciennes, ville métamorphosée par la rénovation urbaine, pour annoncer un nouveau plan pour désenclaver nos quartiers et transformer la vie de leurs habitants. Hier encore, à Rueil-Malmaison, j’ai défendu mon projet d’une France forte dans une Europe forte, de la production et de l’emploi. Mes chers amis, il nous reste un mois pour bâtir la plus formidable aventure, un mois pour bousculer toutes les certitudes. Aidez-moi à construire la France forte, à faire triompher nos idées, nos valeurs, notre idéal. J’ai besoin de vous. »

Le président candidat pris en flagrant délit de hors-piste ?