Bruno Jeudy, rédacteur en chef de la rubrique politique de Paris Match avait effectué une analyse des enjeux du congrès républicain, le nouveau parti crée par l’ex-président Nicolas Sarkozy. Huit mois après son retour dans la politique, ceci constituerait la seconde étape de sa longue marche jusqu’à l’Élysée. Le congrès a fini par un changement de noms. L’UMP devient les républicains.

L’objectif de l’ancien président est franchir les marches de l’Élysée en 2017. On dit adieu à l’UMP et on dit bonjour aux « Républicains » puisque la semaine prochaine, il présidera le congrès de son nouveau parti. S’il dit adieu à ses règlements de comptes, ses affaires et ses divisions, il doit toujours effectué ses dettes.   Il a donc tenu la promesse qu’il avait faite lors de sa campagne de son retour d’effectuer un changement radical à l’UMP. L’UMP qui a été créé par Alain Juppé n’existe plus. Cependant, le changement n’a rien de grandiose: il n’y avait pas de réel changement à part le nom qui ne plaît pas à tout le monde. Les nouvelles idées, les nouvelles têtes et les pratiques démocratiques, il faudrait attendre. Le plus important que le changement a été effectué pour ne rien changer.

 

Le nouveau changement arrive à point nommé pour Nicolas Sarkozy. L’ex-président le sait bien: son retour ne serait pas facile. Nicolas Sarkozy est fait à une importante résistance et un scepticisme hors du commun, et ce, au sein même de sa propre famille politique. Il est obligé d’accepter le principe de primaires et surtout ne pas se fâcher avec qui que ce soit. Il avance tranquillement en rassemblant sa famille politique. S’il est très apprécié dans les sondages dans son com, l’ex-président doit toujours faire face à Alain Juppé. Sans oublier que Bruno Le Maire a réellement rebondi, ce qui inquiète encore plus la droite. François Fillon n’a pas l’intention de renoncer et continue son programme. Jean-Pierre Raffarin disait ” la primaire est loin d’être pliée ».

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