Le 49e salon du Bourget s’est ouvert lundi 20 janvier dans un climat plutôt propice aux commandes. Dans l’industrie aéronautique, le maintien de la demande se fait d’ailleurs sentir, même si les perspectives de l’aéronautique militaire laisse à désirer, les coupes budgétaires étant passées par là.

Deux études récentes soulignent ces tendances. Pour celle de PriceWaterhouse Coopers, l’industrie aéronautique mondiale va mieux. En 2010, elle a enregistré un chiffre d’affaires en hausse de 2%, passant de 635 à 645,8 milliards de dollars. L’amélioration du résultat opérationnel des entreprises est particulièrement marquée, avec une croissance de 19%.

Pour Deloitte & Touche, la progression plus rapide du trafic passagers et du fret par rapport au PIB devrait relancer les ventes et donc la production. Cette tendance est particulièrement nette dans les économies émergentes où le trafic aérien va exploser dans les 20 prochaines années.

Le salon du Bourget devrait donc être marqué par de juteux contrats. Le nouvel A320 NEO d’Airbus devrait profiter de ce marché. Lancé il y a moins d’un an, le carnet de ce moyen courrier compte déjà 420 commandes. Airbus devrait donc atteindre son objectif de 500 commandes. Sur ce point, il faudra surveiller les commandes du B737 de Boeing.

Parmi les grands dossiers de cette édition, la concurrence entre le successeur du B737 de Boeing et le nouvel A320 NEO d’Airbus. Ces deux moyens courriers devraient donner le ton de la guerre économique que se livre les deux grands avionneurs mondiaux. Mais l’inconnu reste la stratégie retenue par Boeing : une amélioration du B747 actuel ou un programme nouveau intégrant les dernières innovations sur les moteurs de nouvelle génération.

Les économies d’énergie donneront d’ailleurs une grande visibilité aux constructeurs de moteurs. Il devrait y avoir du monde autour des stands de Safran, Pratt & Whitney ou Rolls-Royce.

Dans l’aéronautique militaire, les perspectives sont limitées en raison de la réduction des budgets de défense. Symbole de ce climat morose : une des stars du salon, l’avion de transport militaire A400M d’Airbus, sera clouée au sol pour ennuis techniques. Au final, seules les demandes BRIC et des pays du Golfe pourront maintenir le secteur.