On les appelle désormais les « cumulards ». Ces sénateurs du PS, comme François Rebsamen ou Gérard Collomb, qui revendiquent leur droit à cumuler mandat national et local.  

« Je plaide pour que les sénateurs qui représentent les collectivités locales puissent garder leur mandat local. C’est une chambre qui est représentante des collectivités locales, on n’est pas élus par l’ensemble des Français, comme les députés » a déclaré François Rebsamen à RMC Info mardi 28 août.

Collomb a lui aussi plaidé la cause des sénateurs lors de l’Université d’été du PS à la Rochelle, malgré les invectives de certains militants (« ce n’est pas un militant comme moi qui parle, c’est un cumulard »).

Martine Aubry a pourtant prévenu lors de cette même Université d’été : « Quand on appartient à un parti et que 90% des militants votent pour le non cumul, on le respecte ou bien on quitte le parti ».

Pourtant l’idée de maintenir le cumul des mandats pour les sénateurs semble avoir son chemin au gouvernement. Un ministre resté anonyme affirmait dimanche dans le JDD qu’il pensait que « cela se finira par une application aux députés mais pas aux sénateurs. Les sénateurs représentent les collectivités locales, ce n’est pas choquant ».