La gauche_photo du Parti socialisteLundi, dans Libération, des intellectuels et des élus de gauche ont appelé en faveur d’une “grande primaire des gauches et des écologistes”. Il s’agit pour eux de refuser “la passivité face à l’abstention, au vote Front national et à la droitisation de la société” et pouvoir faire naitre un débat approfondi dans le pays.

On retrouve dans ces personnalités, l’économiste Thomas Piketty, le sociologue Michel Wieviorka ou le géographe Hervé Le Bras, des écologistes, comme Daniel Cohn-Bendit et Yannick Jadot, l’essayiste Raphaël Glucksmann et l’écrivaine Marie Desplechin par exemple. Ils veulent l’organisation d’une primaire à gauche, qui d’une part, serait la conclusion du fameux débat tant attendu par la France, et d’autre part viendrait en contrepartie et suivrait, “le même calendrier que les primaires de la droite et du centre”.

Les réactions ne se sont pas fait attendre. Au PS, le premier secrétaire du Parti socialiste Jean-Christophe Cambadélis a jugé “pas impossible”, mais “peu probable” cette éventualité, car il souligne “quon va dire de Macron à Mélenchon, c’est la seule qui fonctionne, celle qui permet de gagner l’élection, mais je ne suis pas sûr que tous les acteurs soient d’accord“. Cependant, toujours au PS François Kalfon, secrétaire national du PS au Travail, pense qu’au contraire l’idée, n’est “pas incongrue”, car a-t-il expliqué, “les conditions de rassemblement à gauche ne sont pas réunies“.

De son côté, le Parti de gauche par l’intermédiaire de Jean-Luc Mélenchon s’y est très sèchement opposé et adresse une fin de non-recevoir. Par contre, la secrétaire nationale d’Europe Écologie Les Verts, Emmanuelle Cosse, a au contraire accueilli favorablement cet appel à une “primaire des gauches“, saluant une “très bonne initiative“. De même, au Parti communiste, cet appel a finalement été bien accueilli. Une primaire, “ce n’est pas ma culture, mais je dis, discutons, échangeons, construisons ensemble“, a déclaré le secrétaire national Pierre Laurent. Il a tout de même ajouté, “l’urgence est d’ouvrir les portes et de parler puisque l’Élysée n’a qu’une obsession, les verrouiller“.

Crédit photo : Parti socialiste