Jean Lassalle_photo de jean claude dussLe député Jean Lassalle n’est plus à un coup d’éclat près. Il vient d’annoncer dimanche, qu’il se mettait en retrait du Mouvement démocrate en vue d’une éventuelle candidature à l’élection présidentielle de 2017. Il était le vice-président de la formation.

Bien sûr, que vous connaissez Jean Lassalle, même si vous n’êtes pas Béarnais. C’est lui qui en juin 2003, entonne l’hymne occitan et béarnais dans l’hémicycle, pendant les questions au gouvernement pour combattre la disparition des services publics de proximité. C’est lui qui s’est fait connaitre pour sa grève de la faim en 2006, pour éviter la délocalisation d’une usine de sa commune. Le 10 avril 2013, Jean Lassalle décide d’effectuer un tour de France à pied, durant huit mois, il parcourt plus de 5 000 kilomètres. Il rédige les “cahiers de l’espoir” qui sont le fruit des réflexions, des peurs, des doutes et des aspirations des personnes qu’il rencontre. Un rapport sur cette marche a été remis aux plus hautes autorités de l’État, au président de la République française, le 22 avril 2014, et aux présidents des deux Chambres.

Le député avait déjà fait part de sa volonté de se présenter. Dimanche dernier, il a déclaré clairement “la démarche que j’engage est non partisane. Maintenant, je dois le dire clairement, je me mets en congé du MoDem”, et il rajoute “je pose un acte, et si je sens qu’il trouve un écho, je l’incarnerai et je serai candidat à la magistrature suprême“.

La réaction de François Bayrou, qui n’écarte pas sa propre candidature à l’élection présidentielle si Alain Juppé n’était pas désigné par la primaire de la droite, est sans équivoque “je ne laisserais pas un millimètre à la polémique ni à aucune division, il est impossible que nous sortions le pays de l’extrême difficulté qu’il traverse si nous ne sommes pas capables de nous réunir”.

Grand seigneur, Jean Lasalle continue “j‘ai été son complice, son petit frère. Je ne voudrais pas qu’il le prenne mal…“confie-t-il au journal Marianne.  “Rien ne pourra jamais détruire notre relation exceptionnelle. Ma démarche n’exclut nullement François. Quand il en aura fini avec Alain, il pourra me rejoindre”.

Crédit photo :  jean claude duss