Si Laurent Gbagbo a été arrêté le 11 avril, les violences n’ont pas pour autant cessé en Côte d’Ivoire. Des mouvements de réfugiés sont encore en cours et dans l’Ouest du pays notamment, la situation n’est pas claire et l’insécurité persiste.

Depuis le début de la crise, l’Ouest de la Côte d’Ivoire a été le théâtre de violents affrontements. A Duékoué, la Croix-Rouge a évoqué au moins 800 morts pour la journée du 29 mars, après le passage des partisans d’Alassane Ouattara. L’ONG a dénoncé des “violences intercommunautaires” entre les autochtones d’ethnie guéré et les Ivoiriens du Nord. Et plusieurs organisations redoutent que la crise politique nationale ait dégénéré en conflit ethnique local.

Pour les humanitaires présents sur place, la situation est toujours très inquiétante. Tous dénoncent les violences qui se poursuivent dans les zones les plus reculées de ce territoire. Chaque jour, de nouveaux blessés arrivent à pied, depuis leurs villages de brousse, dénonçant des attaques à la machette ou à l’arme blanche ainsi que des viols et des combats entre communautés.

Dans les camps de réfugiés, les conditions d’hygiène se révèlent déplorables et l’espace manque. A Duékoué, la capacité du camp est déjà largement dépassée remarque Médecins sans frontières. En février dernier, la rougeole avait d’ailleurs été diagnostiquée chez plusieurs enfants mais la campagne de vaccination prévue par les autorités de santé avait été annulée à cause des violences.