Le ministre de l’intérieur Claude Guéant avait pourtant déjà obtenu la fermeture du site Copwatch, proposant la surveillance active et citoyenne de la police afin de prévenir ou de rendre public les dérapages des forces de l’ordre. « Un site incitant à la haine des policiers est inacceptable », ainsi avait-il justifié sa démarche pour bloquer le site. Petit problème cependant : non seulement une trentaine de sites miroirs permettaient encore de visionner le site, mais encore Copwatch serait-il redevenu actif sous un URL différent.

Nouvelle charge de Guéant, par ailleurs assez mécontent des méfaits des auteurs du site, qui ont tout récemment publié plus de cinq cent numéros de téléphones de policiers à l’aide de pirates se revendiquant Anonymous. Que les familles de flics se rassurent, le site est, à l’heure de la publication de cet article, tout-à-fait bloqué – avec la complicité des grands fournisseurs d’accès à internet.

Serait-ce le début d’un interminable jeu du chat et de la souris, étant donné que Copwatch pourrait très bien réapparaître aussi rapidement et simplement qu’il vient d’être fermé ? Pour conclure, essayons de résoudre la devinette suivante : combien faut-il de hackers pour rendre l’action d’un ministre obsolète ?