Coup de tonnerre dans le monde politique. Après la démission du Ministre Jérôme Cahuzac, suite à l’ouverture d’une information judiciaire sur un éventuel compte bancaire illégal en Suisse, c’est au tour de Nicolas Sarkozy de se faire épingler par la justice.

Vendredi 22 mars, les politiques réagissent à la mise en examen de l’ancien Président pour « abus de faiblesse » dans le dossier Bettencourt.

L’UMP dénonce « un acharnement judiciaire » alors que la gauche reste plus discrète.

David Assouline, porte parole du Parti Socialiste, a jugé que l’objet de la mise en examen de Nicolas Sarkozy était « grave pour un ancien président de la République », tout en appelant au respect de la présomption d’innocence.

Pour Jean-Luc Mélenchon, « la racine des problèmes est dans un modèle démocratique où l’argent règne sur tout. Vivement l’heure du coup de balai général sur le système et la refondation de notre République. »

Jean-Christophe Cambadélis, député socialiste, a averti que « la pluralité des mises en cause d’hommes politiques risquait de provoquer la colère de l’opinion. Il ne faut pas être grand clerc pour comprendre la traduction électorale de tout cela en cette époque de grand chômage, de crise et de croissance à l’arrêt. »

Mais, les membres de l’UMP soutiennent que cette décision est injuste. Jean-François Copé parle « d’incompréhension ». Brice Hortefeux dénonce « un acharnement de quelques-uns, de tous les instants. »

Les responsables UMP mettent en cause l’indépendance de la justice.

« Voilà une mise en examen que rien ne laisser présager, ce qui est très rare, qui intervient comme par hasard la semaine où une information judiciaire est ouverte sur Jérôme Cahuzac et au moment où Nicolas Sarkozy est très populaire dans les sondages. Je trouve donc la ficelle un peu grosse. Cela laisse planer le doute sur une utilisation à des fins politiques de la justice dans cette affaire, » explique Laurent Wauquiez, au journal le Monde.

Nicolas Sarkozy a pour l’heure déposé un recours devant la chambre d’instruction afin d’obtenir l’annulation de cette décision.

La confiance du peuple pour les politiques est de plus en plus ébranlée par ces révélations à répétition. La mise en examen de Nicolas Sarkozy est-elle légitime ?