balkanyMercredi matin, le bureau de l’Assemblée nationale doit décider du sort de Patrick Balkany, sur la levée de son immunité parlementaire. Ce député UMP et son épouse ont été mis en examen depuis octobre 2014 pour une affaire de corruption passive et blanchiment de fraude fiscale.
Les juges Renaud van Ruymbeke et Patricia Simon ont demandé la mise en place d’un contrôle judiciaire au député maire de l’UMP de Levallois-Perret, et pour qu’il remette son passeport pour qu’il ne puisse quitter le territoire français pendant l’enquête.
Cependant, la loi est bien claire sur l’immunité parlementaire, outre mesure privative de liberté (garde à vue, détention provisoire, contrôle judiciaire) à l’encontre d’un parlementaire doit en effet recevoir l’aval de l’Assemblée dont il est membre, sauf en cas de crime, flagrant délit ou condamnation définitive. Alors, que les juges soupçonnent le député et son épouse, de ne pas avoir déclaré au fisc les deux villas à Saint-Marin aux Antilles et à Marrakech, dont ils sont les réelles propriétaires.
Pour ce qui est de leur villa a Marrakech, le couple est soupçonné de dissimulation de bien en utilisant comme façade des sociétés offshore et d’avoir utilisé « comme prête-nom », Jean Pierre Aubry , l’ancien DG de la société d’économie mixte d’aménagement de Levallois Perret.
Pour faire avancer leurs enquêtes, les deux magistrats avaient également mis en examen Isabelle Balkany, l’épouse du  député maire et leur ami proche Jean Pierre Aubry pour blanchiment de fraude fiscale.