money-256281_640_photo_jarmolukLa Commission a saisi le groupe de communication de griefs qui estiment que les pratiques de Master Card conduisent à une hausse des prix affectant les consommateurs.

Master Card est dans le collimateur de la Commission Européenne. Le Bruxelles avait évoqué dans un communiqué que l’opérateur des agissements suspects de l’opérateur de la carte. « Nous soupçonnons actuellement MasterCard de gonfler artificiellement les coûts des paiements par carte, au préjudice des consommateurs et des commerçants de l’UE », avait estimé la commissaire à la Concurrence, Margrethe Vestager.
Les inquiétudes de la Commission se focalisent sur deux points: la commission interrégionale et les règles transfrontières.

En ce qui concerne les règles transfrontières, le communiqué avec stipulé que les commissions d’interchange peuvent se différencier d’un État membre à l’autre, de ce fait, les pays qui se trouvent dans les pays à faible commission devraient théoriquement être capable de faire la jouer la concurrence au bénéfice des commerçants qui se trouvent dans les pays à ce omissions beaucoup plus élevées.

Cependant, la Commission estime que « les règles de Mastercard empêchent les commerçants situés dans un pays à commission d’interchange élevées de bénéficier de commissions d’interchange plus basses offertes par une banque située dans un autre État membre ».

Bruxelles estime que ces règles peuvent limiter les possibilités de concurrence entre les banques et de ce fait provoquent l’alourdissement des prix que les commerçants facturent aux clients.
Concernant les commissions interrégionales, ou plus exactement ce qui est appliqué au paiement fait dans l’Union Européenne par une MasterCard, Bruxelles évoque un niveau plus élevé.

« Par exemple, les commissions versées par une banque lorsqu’un touriste chinois utilise sa carte dans un restaurant à Bruxelles sont jusqu’à cinq fois plus élevées que celles payées par un consommateur utilisant une carte émise en Europe », stipule le communiqué.

La Commission est inquiète d’une possible répercussion sur les coûts des commerçants ainsi que sur les prix affligés aux consommateurs.

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