Famille Le Pen_photo de Emeric FohlenLe fondateur et ancien président du Front national Jean-Marie Le Pen s’est rallié vendredi à sa petite-fille Marion Maréchal-Le Pen, chef de file du Front national en Paca. Cette région représente un enjeu important, elle est l’un des objectifs prioritaires pour le FN.

Jean-Marie Le Pen a déjeuné vendredi à l’hôtel de région avec sa petite-fille, arrivée puis repartie discrètement, sans faire de déclarations et en évitant les caméras. L’objectif de cette réunion (de famille), Jean-Marie Le Pen demande à ses amis de ne pas se présenter et, en contre-partie  Marion Maréchal fait une liste en y incluant des élus FN proches de son grand-père.

De son côté, Marion Maréchal Le Pen a déjà prévenu qu’il n’était “pas question de chantage ou même de négociations”. “Je considère que je vais peut-être défendre un certain nombre d’élus sortants en commission nationale d’investiture (CNI) mais de toute façon, c’est la CNI qui tranche“, avait-elle expliqué.

Certains élus proches de Jean-Marie Le Pen qui avaient envisagé une liste concurrente à celle de Marion Maréchal-Le Pen, entraînant soit leur démission, soit leur exclusion, ne sont pas convaincus. Ils ont confirmé vendredi rejoindre les listes “Union des droites” du député-maire d’Orange Jacques Bompard (Ligue du Sud).

La conquête de la région Paca, aujourd’hui socialiste, est l’un des objectifs du FN pour les élections régionales de décembre. Il veut profiter d’une   gauche qui partira dispersée au premier tour, le chef de file socialiste Christophe Castaner n’ayant pas réussi à rallier les écologistes et le Front de gauche sur une liste commune. A l’heure actuelle, l’adversaire le plus redoutable semble être le député-maire de Nice Christian Estrosi qui mène la liste des Républicains.

Ce ralliement constitue une péripétie supplémentaire entre le fondateur du FN et sa fille Marine et donc dans le fonctionnement du FN. Jean-Marie Le Pen, exclu le 20 août, continu la guérilla judiciaire avec le parti qu’il a cofondé en 1972 en l’assignant pour demander sa réintégration. Il a soutenu ne pas être “en guerre” avec elle. “Je suis un pacifique. J’ai multiplié les gestes de conciliation et réconciliation. J’espère qu’ils aboutiront“.

Crédit photo :  Emeric Fohlen