La mort de la légende du basket Kobe Bryant et huit autres personnes dans un hélicoptère, a mis sur la sellette le site people américain TMZ. Celui-ci s’est encore distingué dans sa spécialité. Il s’agit d’être le premier à annoncer la mort d’une célébrité, et on peut dire, qu’il s’y acquitte à merveille. D’ailleurs, cette fois, il a eu la délicate attention de divulguer l’identité du sportif avant même que sa famille et celles des autres victimes aient pu être officiellement prévenues.

Avec TMZ, on entre dans la recherche et la divulgation du scoop à l’état pur. Pas d’état d’âme, pas de retenue, s’il s’agit de faire le buzz, on fonce. Tout le fonctionnement du site, tourne autour de cette recherche incessante de l’info instantanée. Dans le cas de Kobe Bryant, le shérif du comté de Los Angeles et son adjoint, expliquent qu’ils étaient en train de rassembler des informations pour bien présenter les circonstances du drame à la famille, et aussi pouvoir répondre correctement aux questions, lorsque le média a rapporté que Kobe avait disparu.

Pour la petite histoire, TMZ veut dire “Thirty Mile Zone”. Cette “zone des 30 miles” désigne depuis longtemps, les limites du quartier de l’industrie du divertissement d’Hollywood. Fort de son succès, le site produit désormais des émissions de télévision, et gère des excursions autour des villas de stars et autres célébrités.

TMZ, a d’autres “faits d’armes” à son actif, ce sont eux qui ont eu la primeur pour la mort de Michael Jackson, de Prince ou de Whitney Houston, avant les grands médias traditionnels. Ce média créé en 2005, a réussi à capter les propos antisémites de Mel Gibson lors de son arrestation, pour conduite en état d’ivresse, ou il s’est fait l’écho des éclats de voix et des violences de Chris Brown sur la chanteuse Rihanna.

Tout ceci n’est pas le fruit du hasard, c’est le résultat d’un maillage étroit d’informateurs. Le média n’hésite pas à payer très cher des “tuyaux” auprès de différentes personnes. Parmi elles, on retrouve des policiers et des officiers de justice, mais aussi des chauffeurs de limousines, des employés d’hôtels ou de maisons, des responsables aéroportuaires, et même des employés de tribunaux.

Tout ceci, est comme on dit très “borderline” et la majorité des médias traditionnels ne vont pas jusque-là. Par contre, pour le fondateur de TMZ, Harvey Levin, cela ne lui pose pas de problèmes métaphysiques. Cet avocat de formation et ancien journaliste, ne comprend pas le mal qu’il y a, à acheter à des sources des vidéos de surveillance par exemple.

A partir de là, TMZ n’est pas le seul à procéder de la sorte, par contre il fait partie des meilleurs. D’ailleurs, certaines de ses enquêtes, ont été saluées par la profession. Bien sûr, tout ceci ne baigne pas souvent dans la finesse. La déontologie du métier est un contexte certainement bien rangé dans un carton, et les effets collatéraux des divulgations à l’emporte-pièce, est le cadet des soucis de cette machine à vendre du scoop.

Crédit photo : Global Gaming Expo