Pas de répit post élection présidentielle pour Marine Le Pen et Jean-Luc Mélenchon. Les leaders des fronts ont bien compris qu’ils avaient bien plus à gagner aux législatives qu’à la présidentielle. Ils ont aussi compris qu’il n’y aurait pas forcément de la place pour deux, et que le succès du parti de l’un se ferra au dépend de celui de l’autre.

Mélenchon part en retard. Son score à la présidentielle fut moins haut qu’espéré. Alors pour espérer combler son retard en un petit mois, il se murmure qu’il pourrait tenter une attaque frontale, en allant défier Marine Le Pen dans son fief du Nord-Pas-de-Calais, à Hénin-Beaumont. Réponse demain, date à laquelle Jean-Luc Mélenchon annoncera le nom de la circonscription dans laquelle il est investi.

En attendant la bataille des urnes, le duel entre la 3ème et le 4ème de la présidentielle a commencé dans les médias : ce matin sur France Info, Mélenchon a annoncé « une bataille homérique » à Hénin-Beaumont, «  avec une symbolique extrêmement puissante puisque c’est le berceau du mouvement ouvrier français et que c’est en même temps l’endroit où, par bravade, Madame Le Pen a décidé d’aller s’installer…Elle, elle habite le château de Montretout, elle n’est pas du tout du Pas-de-Calais » tacle Mélenchon, qui n’est pas non plus lié à la région.

Marine Le Pen n’a pas tardé à réagir, sur Europe 1 : « C’est un SCF, un sans circonscription fixe. Il cherche la circonscription la plus gagnable », même s’engager dans un duel avec elle ne serait pas vraiment le choix de la facilité… « Ce n’est pas très glorieux, je trouve, de la part de Monsieur Mélenchon, que de tenter comme ça de courir après les caméras… Je croyais que c’était de la rage, je m’aperçois que c’est de l’amour ».

Affronter Le Pen à Hénin-Beaumont : le bon choix pour Mélenchon et le Front de Gauche ?