tablets-193666_640_photo_bigblockbobberLes vasoconstricteurs administrés par voie orale sont les nouvelles cibles de l’Académie nationale de médecine qui estiment que ces médicaments ne devraient être accessibles que sur prescriptions médicales. Le Pr Jean-Paul Grioud, spécialiste en pharmacologie et membre de l’Académie explique pourquoi.
Il existe actuellement en France différentes formes de vasoconstricteurs qui sont toutes soumises à prescription alors que les formes orales sont en vente libre. Pour le Pr Giroud, le problème réside sur le fait que « ces médicaments pris par la bouche vont entraîner un resserrement des vaisseaux et en particulier des artères. Conséquences, ils augmentent la tension artérielle exposant à un risque d’accidents cardiovasculaires et neurologiques (accident vasculaire cérébral, voire des troubles compulsifs). Et ceci, pour traiter un simple rhume ! ».  Il faut noter que ces médicaments sont des effets secondaires assez graves surtout chez une personne hypertendue et chez les personnes âgées qui prennent déjà différentes sortes de médicaments.

 

L’Académie nationale de médecine estime que « les données de Pharmacovigilance montrent que ces effets indésirables déclarés sont certes très rares, mais graves et dans tous les cas imprévisibles ». De plus, le Pr Giroud indique que « ces effets ne sont pratiquement jamais déclarés et d’après des extrapolations, cela pourrait être à l’origine de plusieurs milliers de cas par an ». Il s’étonne que « les formes orales moins efficaces contre l’écoulement nasal soient disponibles en automédication tandis que les formes locales sont uniquement disponibles sur prescription médicale ».
Les données de pharmacologie fondamentale et clinique de ces médicaments ont été analysées par la commission II de l’Académie. « Elle a ensuite émis le vœu que les vasoconstricteurs administrés per os (par voie orale), qui ont une balance-bénéfices/risques moins favorable que les vasoconstricteurs administrés par voie nasale, soient délivrés uniquement sur ordonnance ».
Le PR Giroud avait affirmé que « tout médicament, avec ou sans ordonnance, remboursable ou pas peut entraîner des incidents voire des accidents. L’aspirine peut provoquer des problèmes graves chez les patients présentant des troubles de l’estomac ainsi que de nombreuses interactions médicamenteuses. Le paracétamol peut causer une toxicité sérieuse si l’on dépasse la dose recommandée. »

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