Nouveau scoop dans l’affaire du Mediator, le « médicament » dont évidemment personne n’était au courant de la nocivité. Le laboratoire Servier, qui commercialisait le produit, connaissait ses dangers depuis 1995.

L’information a été communiquée par un rapport interne à la filiale britannique du groupe pharmaceutique Servier. Evidemment, ce dernier réfute l’information selon laquelle il aurait su que la norfenfluramine, un composé du Mediator, était dangereuse pour l’organisme. Encore en 2008, la firme mettait en avant la tolérance cardio-vasculaire de son médicament.

Conclusion : il semble bien que le laboratoire pharmaceutique a continuellement minimisé ce fait afin de conserver des marges financières plus que profitables pour ce médicament très largement recommandés par les visiteurs médicaux.

Destiné normalement aux patients diabétiques, le Mediator a également été utilisé comme coupe-faim. Un usage détourné qui s’est accompagné de la mort de 500  à 2 000 personnes en trente ans. Le médicament est retiré du marché depuis novembre 2009, tandis que Servier est cité par le tribunal correctionnel de Nanterre pour « tromperie aggravée ».