Manuel_VallsJean-Marc Ayrault peut se relâcher. Pour lui, c’est la fin mais le début d’une bonne période de décompression. Il passe le flambeau de premier ministre à son ancien collègue Manuel Valls. A ce poste, Manuel Valls va devoir subir tous les regards assassins de la presse, du monde politique etc … Mais plus encore, Jean-Marc Ayrault se débarrasse de la pression perpétuelle. Hollande a pris ce sac de roche, et l’a posé délicatement sur les épaules du nouveau premier ministre.

Bizarrement, François Hollande change le capitaine du bateau mais pas de cap politique. Manuel Valls devra exécuter la même partition que Jean-Marc Ayrault avant lui. Le but de cette politique consiste à doper la compétitivité des entreprises pour ensuite essayer de ranimer la croissance. Dur d’être convaincu n’est ce pas ?

Il existe un léger couac, disons que Jean-Marc Ayrault ne dérangeait personne au sein du gouvernement, Valls, lui, peut être considéré comme une sorte de repoussoir à socialistes. La partie la plus radicale de gauche gronde déjà et menace de ne pas voter le futur pacte de responsabilité. Il est pourtant le cœur même de la nouvelle politique élyséenne.    

François Hollande, qui a utilisé son unique coup de fusil, n’a surement pas nommé Manuel Valls au poste de premier ministre pour son profil politique, qui ne convient pas forcément à son électorat, mais plus pour son autorité. Manuel Valls devra taper du point sur la table pour remettre le bateau à flots et diriger ses matelots –ressemblant plus aux vikings d’Astérix qu’au navire espagnole du 16ème siècle- vers une accalmie. 

Crédit photo : Webstern Socialiste