Lydia Guirous_photo UMPTout ce que l’on peut dire, c’est que Lydia Guirous, l’ex-porte-parole du parti “Les Républicains” n’est pas contente. Après avoir été remerciée la semaine dernière par Nicolas Sarkozy, elle a critiqué mardi matin, ce qu’elle a appelé la dérive “buissonnienne” de la direction des Républicains. Elle a même refusé la fonction de déléguée aux nouveaux adhérents qui lui a été proposée.

Lydia Guirous s’oppose et critique le virage toujours plus à droite, envisagé par le parti. Elle ne comprend pas pourquoi celui-ci s’obstine sur une stratégie qui a échoué en 2012. “Quand on voit l’orientation qui va être celle du parti, quand on voit certaines personnalités politiques, j’ai l’impression que les Républicains se transforment en école buissonnienne” a-t-elle expliqué, en faisant référence à l’ancien conseiller politique de Nicolas Sarkozy, Patrick Buisson, promoteur lors de la dernière élection présidentielle d’une ligne très à droite, notamment sur les questions d’immigration. C’était la stratégie censée “siphonner” les voix du Front national avec les résultats que l’on sait.

L’ex-porte-parole lors de son passage à l’émission de télévision du samedi “On n’est pas couché”, a estimé que son éviction était “un soulagement, une libération” pour se laisser aller à une formule facile et évidente, “quand on transforme les Républicains en école buissonnienne, je préfère faire l’école buissonnière“.

Au-delà des formules, et des postures faciles, Lydia Guirous n’est pas la première victime du positionnement du parti. Nathalie Kosciusko-Morizet, vice-présidente des Républicains jusqu’aux régionales, a elle aussi été remerciée au lendemain du scrutin. Les reproches qui lui ont été fait et les divergences de vues sont sensiblement les mêmes, elle aussi n’était pas d’accord avec la ligne de plus en plus à droite, et ce, depuis 2012. A sa place, Nicolas Sarkozy a préféré nommer Laurent Wauquiez, élu président de la nouvelle région Rhône-Alpes-Auvergne sur un programme de droite dure.

Il est à noter, que ce sont deux femmes qui se sont ouvertement opposées, alors que d’autres ne disent pas trop, mais n’en pensent pas moins. Il serait peut-être bon que certains retrouvent un peu de franc-parler mais il est vrai que “virilité” est un mot féminin.

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