smoke-258786_640_photo_JuergenGERL’ancien de site de production d’alumine de Péchiney pollue la mer du milieu du Parc national des calanques depuis plus de 50 ans. Son autorisation touche son terme et habitant sont consultés.

Les habitants de 27 communes des Bouches-du-Rhône devront donner leur avis lundi prochain concernant le renouvèlement de l’autorisation de rejets de déchets de l’usine d’alumine de Gardanne qui pollue depuis des années les larges des calanques.

L’enquête s’étendrait jusqu’au 25 septembre dans les 27 communes où les conduites d’évacuation des effluents débouchant dans la fosse de Cassidaingne à environ 7 km au large de Cassis par 320 mètres de fond traversent. Tous les dossiers de la demande d’autorisation et des synthèses des principaux des éléments devraient dévoiler au public qui peut émettre des observations durant cette période. Il y aurait également des réunions publiques.

Depuis plus de 50 ans, l’usine de Gardanne avait obtenu la permission de déverser en mer ces résidus au milieu du Parc national des calanques. Cette permission expirerait le 31 décembre 2015. Depuis l’annonce de la décision du conseil d’administration du parc qui envisageait de prolonger de trente ans, la permission accordée à l’industriel concernant le rejet en mer des résidus liquides en septembre 2014, Ségolène Royal, la ministre de l’Écologie ainsi que l’industriel Alteo sont en conflit d’expertise et de communication concernant les “boues rouges”.

L’usine dispose de 700 personnes et se consacre aux alumines de spécialité, dont les applications de hautes technologies. Une fois que l’alumine extrait ainsi que les autres constituants de la bauxite dont majoritairement du fer, mais également une partie de la soude se mélange, on obtient des “boues rouges”.

Alto était obligé de stopper les rejets solides dans la Méditerranée suite aux exigences des engagements internationaux de la France, cependant, l’industriel avait fait une demande de permission des rejets liquides qui sont, d’après l’industriel, inévitable.

Une enquête publique a été envisagée par la préfecture à partir du printemps concernant le sujet, avant de faire machine arrière et mettre en place des études complémentaires sur le milieu suite à la demande émise par le ministère de l’Écologie.

crédit photo: JuergenGER