Selon le Nouvel Observateur, Alain Juppé serait exaspéré par le comportement du président Nicolas Sarkozy, qui a encouragé les députés à voter en faveur de la loi sur la pénalisation de la négation du génocide arménien. Une loi que le ministre des affaires étrangères juge inopportune, compte tenu des tensions diplomatiques qu’elle cause avec la Turquie.

Mais le président semble accorder peu d’importance à l’avis du Quai d’Orsay. Citant Jean-Pierre Chevènement, le ministre des affaires étrangères aurait déclaré  « un ministre ça ferme sa gueule ou ça s’en va » aux élus de la commission des affaires étrangères de l’Assemblée Nationale. En public, Alain Juppé a su faire preuve de beaucoup plus de tact et a critiqué une « initiative parlementaire ».

Alain Juppé est-il atterré par la politique étrangère du président et contraint de ronger son frein pour ne pas discréditer son chef publiquement?