La neige a entouré Paris de son grand manteau blanc, voilà pour le romantisme, à côté de cela, la neige, c’est plus de 700 kilomètres de bouchons, et des transports en commun perturbés. Ce sont par extension, des difficultés de déplacement pour se rendre au travail. Un grand classique du mois de février, qui a mené certains habitants d’Île-de-France, à se tourner vers les taxis et les services de VTC. Si les tarifications des taxis n’ont pas vraiment surpris, du côté des VTC, ce n’est pas le même son de cloche.

Du côté des taxis de toute façon, pas de surprise, car un tarif maximal est fixé par arrêté préfectoral dans chaque département, et il ne peut varier qu’en fonction de la distance et du temps de trajet. Par contre, la consternation fut de mise chez certains clients Uber, en voyant des tarifs allant jusqu’à quatre fois supérieures aux prix habituels.

On retrouve pourtant, dans cette flambée des prix, la bonne vieille loi du marché non régulée. Elle profite aux clients, qui jouent à la baisse en temps normal, mais l’algorithme qu’utilise Uber pour établir le prix d’une course joue dans les deux sens. Il en résulte, que plus la demande est forte, plus le prix de la course augmente. Les Franciliens souhaitant effectuer un trajet en Uber ces dernières 24 heures en bien plus grand nombre que d’habitude, les prix ont donc été multipliés.

Uber comprend bien la surprise des utilisateurs, mais, assume parfaitement en expliquant que la montée des prix est liée à sa “tarification dynamique”, pour ne pas dire “réactive” et prompte à utiliser les conditions météorologiques, qui font, que peu de chauffeurs sont disponibles. Cependant, la société pousse même la réflexion et fait très finement remarquer, qu’offrir à ces derniers une meilleure rémunération permet notamment de les motiver à réagir promptement et permettre “à chaque passager n’importe où et à n’importe quelle heure de pouvoir commander une course” en quelques clics“. Il apparaît ironique qu’à l’occasion, l’entreprise se soucie des conditions de travail de ces “travailleurs indépendants” qu’elle utilise allègrement.

Quoi qu’il en soit, on sait maintenant qu’Uber fait la pluie, le beau temps, et même la neige en matière de prix.

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