handicapLa loi du 11 février 2005 relative au handicap, pose le principe d’une accessibilité généralisée, intégrant tous les handicaps, qu’ils soient d’ordre physique, visuel, auditif, mental ou psychique. Tous les domaines de la vie sont concernés : le logement, la voirie, les transports, la scolarisation et la formation, l’emploi, l’administration, la culture, ou encore la santé. L’objectif étant l’intégration de la personne handicapée dans toutes les sphères et activités de la société et cela quel que soit le handicap. Toutefois, on remarque qu’aujourd’hui encore, de nombreux établissements recevant du public (ERP) manquent à leurs obligations en la matière en raison d’un contexte économique et budgétaire défavorable et de travaux bien souvent colossaux.

Selon la loi handicap du 11 février 2005, “les services de l’Etat, des collectivités territoriales et des établissements publics doivent être accessibles aux personnes handicapées”. Une obligation qui devait, après plusieurs reports, être respectée avant le 1er janvier 2015 et permettre un accès généralisé à l’information pour les personnes en situation de handicap.

Le Premier ministre avait en effet annoncé au début de l’année 2014 de nouvelles modalités de mise en œuvre de cette loi, tenant compte cette fois des difficultés de nombreux acteurs publics ou privés à respecter l’échéance initialement fixée dans le cadre de la mise en accessibilité des établissements et des transports collectifs aux personnes handicapées.

Un nouveau programme intitulé “Agendas d’accessibilité programmée” (Ad’AP) a même été mis en place pour permettre aux acteurs publics et privés qui n’était pas en conformité avec l’ensemble des règles d’accessibilité, de s’engager avant la fin 2014 sur un calendrier précis et resserré de travaux d’accessibilité. Dans le secteur des transports par exemple , le délai supplémentaire accordé peut être de 3 ans au maximum pour les transports urbains et de 9 ans au maximum pour les transports ferroviaires.

Ces nouvelles mesures prévoient également d’actualiser un certain nombre de normes et de dispositions réglementaires et de les compléter afin de mieux prendre en compte l’ensemble des formes de handicap. Car si l’accessibilité des personnes handicapées passe généralement par des aménagements matériels pour l’accès aux fauteuils roulants par exemple, on en oublie trop souvent l’importance d’un accès amélioré à l’information pour les personnes souffrant de déficiences auditives ou visuelles. Un point sur lequel le groupe énergétique français EDF a choisi d’insister via son programme d’aménagement de ses installations “EDF dans tous les sens“.

Entrepris dans une logique de service public, le projet “EDF dans tous les sens” consiste dans un programme de rénovation des espaces d’information EDF destiné à ouvrir le monde de la production électrique aux visiteurs porteurs de handicaps visuels et auditifs. Inédit en France parmi les entreprises, ce projet prévoit le déploiement de nouveaux équipements et contenus pédagogiques plus adaptés facilitant l’accès aux personnes souffrant de handicaps physiques. Il a été réalisé grâce à l’expertise des salariés d’EDF et la collaboration de nombreuses associations nationales ou locales comme Braillenet à Paris ou le CLISSAA à Nantes. Il devrait par ailleurs être reconnu par le label national Tourisme et Handicap.

Précisons ici que les espaces d’information du groupe EDF situés à proximité des sites de production, répondent déjà depuis 2012 aux critères d’accessibilité pour personnes à mobilité réduite.

Cela étant, les initiatives de ce type se font rare et trop de bâtiments recevant du public sont encore mal adaptés pour les personnes à mobilité réduite comme pour les porteurs de handicaps auditifs et visuels. Or, selon la loi de 2005, à l’échéance de 2015 tous ces établissements devraient être accessibles, à savoir, “tous les bâtiments, locaux et enceintes dans lesquels des personnes sont admises, soit librement, soit moyennant une rétribution ou une participation quelconque, ou dans lesquels sont tenues des réunions ouvertes à tout venant ou sur invitation, payantes ou non”.

Crédits photo : Handinorme