Nathalie Kosciusko-Morizet_photo de UMPÉtrange résultat que celui de ces régionales, ou au bout au compte personne ne semble réellement satisfait, pour ne pas dire carrément déçus. Les Républicains, qui emportent pourtant 7 régions, n’échappent pas à ce constat. Les lignes de fracture se précisent, les avis divergent pour la suite et on écarte des responsables.

Comme après une défaite, on met d’abord en place un ” bon vieux remaniement” pour la nouvelle année. Celui-ci coûtera son poste à la vice-présidente Nathalie Kosciusko-Morizet par exemple. Celle-ci en profite pour souligner cette “vieille idée stalinienne”  qui consiste à “évincer au moment où on lance le débat ceux qui ne sont pas d’accord”.

Parce qu’il va bien falloir débattre, et évoquer par exemple, la montée du FN et l’attitude à avoir en face. Nathalie Kosciusko-Morizet s’était démarquée de la ligne de M. Sarkozy à plusieurs reprises quant à la stratégie à adopter face au Front national. Le président du parti, a annoncé qu’un conseil national aurait lieu les 13 et 14 février pour trancher le débat sur la ligne idéologique. Pour les partisans de l’ex-chef de l’État, les résultats du second tour montrent que les électeurs adhèrent davantage à une ligne à droite toute. Cette victoire n’est pas celle attendue, et pour les rivaux de l’ex-chef de l’État la lecture du scrutin n’est pas la même.

Alain Juppé, le principal rival de M. Sarkozy pour la primaire de novembre 2016 a affirmé sa “détermination à trouver les bonnes réponses aux véritables attentes des Français”. Même son de cloche chez François Fillon, candidat lui aussi déclaré à la primaire. Il a pris la parole lors du bureau politique pour exiger “un projet puissant et crédible”, il estime que la réponse du Parti, Les Républicains au score du FN “ne peuvent se résumer à silence dans les rangs ou à un changement de calendrier”. Que dire des déclarations de  l’ancien Premier ministre, Jean-Pierre Raffarin, qui a invité sa famille politique à “travailler avec le gouvernement, car le Front national est un adversaire commun”. Le plus direct, étant Xavier Bertrand, qui a refusé à M. Sarkozy la possibilité de revendiquer le succès de ses troupes. Il a déclaré après sa victoire en Nord-Pas-de-Calais, que “nul ne peut se prévaloir de cette victoire”.
Il est évident que la stratégie du “ni fusion ni retrait”, n’a jamais pas fait l’unanimité et montre qu’il y a un flottement toujours plus marqué de la droite française.
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