Interrogé par le site TheMediaShaker, le fondateur du label indépendant Naïve Patrick Zelnik, a appelé à une union des musiciens et des producteurs de musique, majors et indépendants, pour mieux négocier face aux géants du Web et faire évoluer la répartition de la richesse entre diffuseurs (Google, Apple,…) et créateurs. Un vœu pieux ou une idée réaliste ?

C’est peu de dire qu’Internet a révolutionné le secteur musical. Compte tenu de la généralisation du piratage et la dématérialisation des supports de musique, le modèle économique de la création musicale a du se réinventer au cours de la dernière décennie. Une réinvention qui passe évidemment par le Web et notamment par les plateformes de diffusion de contenus (Youtube, iTunes, Spotify, Deezer,…) majoritairement contrôlées par les nouveaux empires d’Internet que sont Google, Apple, Facebook ou bien encore Amazon.

Des géants du Web qui jusqu’à présent ne se montrent pas très enclins à payer à leur juste valeur les contenus qu’ils exploitent (musique, films, clips,…), créant ainsi un déséquilibre financier de plus en plus grand entre ces groupes immensément profitables et des artistes qui peinent à financer leur création.

D’où l’idée d’une “union des créateurs” pour mieux défendre leurs intérêts.