Cette question concerne essentiellement, les Patriotes de Florian Philippot et l’UPR de François Asselineau. Sur le terrain, la réponse a été donnée, car la tête de liste des Patriotes aux élections européennes a confirmé avoir proposé à François Asselineau de faire liste commune moyennant une contribution financière. De son côté, l’UPR a affiché un refus qui confine à la limite du mépris. Pourtant, à la vue des intentions de vote et des sondages, un accord aurait revêtu de nombreux avantages.

Ce sont, les raisons évoquées par Florian Philippot, pour expliquer sa politique de main tendue. Il a proposé à François Asselineau, de faire liste commune à la hauteur de 50 % UPR et 50 % Patriotes. Afin d’éviter tout souci de leadership, il se serait même, d’après ses dires, contenté de la place de numéro 3 sur cette liste. Au niveau des considérations plus concrètes et financières, il ne vient pas sans rien, car il évoque une contribution de 300 000 euros pour cette liste. Au passage tout de même, il fait remarquer que la liste des Patriotes est créditée de 2 % et l’UPR de 0,5 % des intentions de vote dans les derniers sondages. Les candidats aux élections européennes doivent recueillir 3 % des voix pour être remboursés de leurs frais de campagne, et 5 % pour obtenir au moins un élu.

Justement, c’est ce style de calcul qui gêne l’UPR, qui sur le coup, se montre assez dédaigneux, voire méprisant. Pour le Parti d’Asselineau, Florian Philippot ne cherche qu’à sauver sa propre tête et ses intérêts personnels, et il serait même prêt à abandonner s’il le faut, ses propres troupes.

Pour appuyer ses propos, le leader de l’UPR s’appuie sur des révélations du journal “l’Opinion” qui affirme que Florian Philippot aurait aussi tenté une approche avec la liste de Nicolas Dupont-Aignan, leader de Debout La France (DLF). Il aurait même proposé à DLF, par l’intermédiaire de plusieurs émissaires, un soutien financier à hauteur de 400 000 euros, comme l’a confirmé Nicolas Dupont-Aignan.

Tout ceci est en partie démenti par Bertrand Dutheil de la Rochère, l’un des émissaires de Florian Philippot. Il confirme bien, que des contacts avaient été pris début avril 2019 avec DLF. Cependant, Bertrand Dutheil de la Rochère a ajouté “qu’à partir du moment où DLF ne voulait pas du Frexit, les Patriotes ne pouvaient pas faire d’accord”. Florian Philippot, confirme qu’il est faux que le représentant des Patriotes, Bertrand Dutheil de la Rochère, ait fait une proposition similaire au Parti de Nicolas Dupont-Aignan, Debout la France (DLF), moyennant 400 000 euros.

Tout cela, ressemble fortement à des querelles de clocher, à de basses manœuvres politiciennes, soumises à des ego au développement proportionnellement inverse aux résultats qu’ils ont. Une chose est sûre, le débat européen, même du côté sceptique mérite en effet mieux. On comprend bien, que si ces Partis ne sont pas pour l’Union européenne, c’est peut-être d’abord qu’il ne cultive pas la notion plus simple d’union.

Crédit photo : maryna-yazbeck