éco_technologieSelon une enquête menée par le site Green Univers, les entreprises françaises du secteur énergétique seraient actuellement les plus actives dans le domaine des éco-technologies (cleantech). Soucieux de rester à la pointe de l’innovation, ces groupes investissent en effet massivement dans les start-up en France comme à l’international. Une stratégie de veille technologique que l’on retrouve notamment au sein du groupe EDF et qui permet à terme d’envisager les expérimentations et les démonstrations préalables à de nouveaux partenariats technologiques, tout en mettant en valeur les jeunes talents de demain.

Du transport, au BTP en passant par les télécommunications ou l’énergie, les nouvelles technologies concernent aujourd’hui tous les secteurs de l’industrie et les grands groupes français se doivent de rester au contact de ces innovations via des stratégies de prise de participation dans les start-up les plus prometteuses.

Ces investissements et prises de participation peuvent être réalisés par les grands groupes eux-mêmes ou par des fonds multicorporate comme Aster Capital (Schneider Electric, Alstom, Solvay, Fonds européen d’investissement), Ecomobilité Ventures (SNCF, Total, Orange, Air Liquide) ou encore le fonds multicorporate OP Ventures (Orange et Publicis) géré par Iris Capital.

84 investissements à vocation “cleantech” auraient ainsi été réalisés entre 2010 et 2014 dont 40 % dans le secteur de l’énergie et des “utilities”. Un chiffre qui démontre clairement le dynamisme de la filière et la priorité donnée par les groupes énergétiques français à l’innovation technologique.

La section R&D du groupe EDF par exemple, a mis en place depuis 2010 un volet “Open Innovation” destiné à la détection et au transfert d’innovations externes. Elle possède pour cela un réseau international intervenant à la fois en France, en Europe, en Amérique du Nord et en Chine, via des bureaux de recherche ouverts en Californie et à Pékin notamment. Depuis plus de quatre ans et l’initiation de ce projet de prospection, une quinzaine de spécialistes circulent à travers le monde et tentent de détecter les start-up prometteuses et pouvant développer des synergies avec les métiers constituant les activités de l’énergéticien.

Comme l’explique François-Xavier Roussel, Directeur Performance et Innovation de la R&D d’EDF, l’objectif premier est “de capturer en dehors de l’écosystème de recherche traditionnelle et académique du groupe EDF, des idées et des propositions d’affaires innovantes et un peu décalées par rapport aux projets de recherche menés au sein du groupe”.