Jeudi 25 avril, Marine Le Pen a donné une conférence à quelques mètres d’un camp de Roms, à Wissous, dans l’Essonne.

Elle prône un démantèlement massif des baraquements et un renvoi de tous les clandestins, « sans exception ».

L’ancienne candidate à l’élection présidentielle accuse les Roms de : « cambriolage »,  « vols à l’arraché », « dégradation de bien publics et de services publics. » Elle a également insinué que les Roms mettaient eux-mêmes le feu à leurs bidonvilles pour être relogés par les pouvoirs publics.

« L’UMP et le PS ont laissé se développer une délinquance et une criminalité insupportable, liée à des réseaux nomades étrangers », a-t-elle affirmé.

« Nous devons avoir pour objectif zéro campement de Roms en France », a ajouté Marine Le Pen

Ces propos ont rapidement été dénoncés, notamment par le père Frédéric Gatineau : « Il suffit d’aller dans les baraquements pour comprendre que (…) les feux, il n’y a pas besoin de les allumer, malheureusement ils arrivent tout seul. »

Marine Le Pen, comme à son habitude, assène le même discours sur l’immigration. Mais le véritable problème n’est-il pas que les campements de fortune se multiplient depuis quelques années ? La pénurie de logements dans les métropoles de France conduit à une explosion d’habitations insalubres. Des solutions de relogement peuvent-elles être garanties ?