af_photo_somma1977La marque de prêt-à-porter américaine Abercrombie & Fitch fait de nouveau parler d’elle. Le Défenseur des Droits, Dominique Baudis, s’est auto-saisi d’un dossier portant sur les pratiques de recrutement supposément discriminatoires adoptées par la marque, implantée notamment sur la célèbre avenue des Champs-Elysées.

Dans une interview en 2006, le PDG Mike Jeffries déclarait : « Nous embauchons des gens beaux dans nos magasins, parce que les gens beaux attirent d’autres gens beaux, et nous voulons nous adresser à des gens cool et beaux. Beaucoup de gens n’ont rien à faire dans nos vêtements. Sommes-nous exclusifs ? Absolument ». Ainsi, Abercrombie & Fitch a d’ores et déjà retiré les tailles XL et XXL de ses rayons féminins…

Des propos qui ont fait jazzer. Ce n’est pas la première fois que la marque est mise en cause. En 2005, Abercrombie & Fitch a été condamnée à verser 38 millions d’euros pour cause de discrimination : la marque avait refusé l’embauche de candidats noirs ou latinos. Puis, en 2009, c’est une employée handicapée qui, au Royaume-Uni, a porté plainte pour licenciement abusif : la plaignante, née sans avant-bras gauche, dissimulait sa prothèse sous un cardigan, ce qui selon la marque constituait un accroc au code vestimentaire de la maison, qui a été une nouvelle fois condamnée.

Cette fois-ci, c’est en France que pèsent les soupçons de discrimination sur la marque – discrimination basée sur l’apparence physique notamment. La saisine mentionne des offres d’emploi mentionnant la recherche de « mannequins » qui auraient en fait un rôle de vendeur dans le magasin. L’enquête durera jusqu’à la fin de l’année et pourra déboucher sur une procédure pénale.

Et vous, que pensez-vous des propos et des pratiques instaurés par les dirigeants d’Abercrombie & Fitch ? Elitisme assumé ou simple coup de com’ ?