L’ascension du yuan est fulgurante. D’après les chiffres publiés le 28 janvier par le Swift, la monnaie chinoise est devenue la cinquième devise la plus utilisée pour les paiements internationaux, alors qu’il y a deux ans, elle était encore à la 13e position.
Classé comme « devise de paiement émergente », le yuan est devenu en deux ans « devise couramment employée » d’après Wim Raymaekers, responsable des marchés bancaires chez Swift.
Jean-Louis Mourier de Aurel BGC affirme que le yuan « est voué à devenir une monnaie internationale », « mais à long terme » ajoute l’analyste. En effet, « la monnaie du peuple » le renminbi n’est plus qu’à 2,17 % des paiements mondiaux. Le livre sterling, l’euro et le dollar occupent toujours les 80 % des paiements internationaux.
Il est évident que les autorités chinoises ont fait le maximum pour que cette internationalisation puisse se faire. En effet, la capitale chinoise a entrepris ces derniers mois des « opérations de séduction » auprès des plus importantes places financières mondiales. L’objectif était de mettre en place un marché international du yuan à l’aide d’un réseau qui favoriserait les opérations en devise chinoise. Pour cela, Pékin a sélectionné quelques villes clés pour les transformer en centres « offshore » facilitant l’utilisation du yuan hors de la Chine.
Peut-on craindre que la monnaie chinoise détrônerait-elle le dollar ?  D’après Jean-Louis Mourier, le « chemin que le chemin à parcourir avant que le yuan détrône est encore long »